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Jean-Luc Bédard : Université TÉLUQ
L’entrée en pratique de professionnels formés à l’étranger (PFÉ) dans le marché du travail québécois compte de nombreuses étapes. Le discours médiatique est centré sur les ordres professionnels, dont le mandat principal est la protection du public. C’est officiellement dans ce but que ceux-ci posent certaines exigences à l’admission. Ceci entraîne alors l’engagement d’autres acteurs dans ces étapes à franchir pour pratiquer sa profession règlementée au Québec. Après un survol du système des professions règlementées au Québec, cette présentation ciblera en particulier ces autres étapes que les PFÉ doivent franchir pour exercer leur profession. Nous verrons les liens entre les acteurs du système professionnel (ordres, CIQ, OPQ, Commissaire à l’admission, CDPDJ) et ceux situés en aval dans le processus d’entrée : établissements de formation, milieux de stage et employeurs. Il en ressort que la création de dispositifs tels que les ARM France-Québec et autres ententes internationales, nécessitent une coordination pour atteindre son objectif principal, soit la facilitation de l’entrée en pratique pour des PFÉ au Québec. Qui plus est, si un maillon de la chaîne s’avère moins fonctionnel, il en résultera un fonctionnement plus lent et une perte de confiance - du public comme des acteurs institutionnels - menant à des disjonctions institutionnelles. Mes propos s’appuient sur l’analyse de parcours de PFÉ dans le cadre de divers projets de recherches ces dernières années.
L’orientation des politiques canadienne et québécoise en matière d’immigration favorise la venue de professionnels formés à l’étranger (PFÉ). En effet, la situation du Canada tout comme celle du Québec, sur le plan économique et démographique, fait en sorte que les PFÉ jouent un rôle central dans l’activité socioéconomique du pays. Même avec des outils de sélection permettant d’attirer une main-d’œuvre qualifiée pour combler un manque dans certains secteurs de l’emploi, les PFÉ sont confrontés à plusieurs obstacles lorsqu’il est question de leur intégration dans le marché du travail, particulièrement ceux désirant exercer une profession réglementée. L’une des difficultés majeures à l’intégration socioprofessionnelle des immigrants concerne la reconnaissance des qualifications professionnelles (RQP). Cette RQP consiste à vérifier si la formation et l’expérience de travail acquises par un immigrant à l’étranger respectent les normes et les pratiques établies par le Québec et le Canada. Elle est importante puisqu’elle permet une reconnaissance sociale de la profession. La reconnaissance sociale est habituellement liée à certains avantages comme le renforcement des possibilités sur le plan de la mobilité professionnelle, un accès à une rémunération supérieure et de meilleurs avantages sociaux. La reconnaissance des acquis et des compétences est également importante pour les organisations, puisque leur intérêt en la matière implique la nécessité d’assurer un suivi de la qualification professionnelle de la main-d’œuvre et de mettre à jour de façon continue les compétences utiles à l’exercice de cette profession.
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