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Étude exploratoire sur les coûts opérationnels des fondations subventionnaires canadiennes

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Antoine Gervais : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Comment savoir si une fondation philanthropique est bien gérée ? Si elle utilise les dons reçus de façon «responsable et optimale», afin d'accomplir sa mission et procurer au public le plus grand «avantage tangible» ? Souvent, pour juger de la gestion ou de la performance d'une organisation, les médias et les individus se baseront des ratios financiers, au premier rang desquels celui des frais de gestion: quel pourcentage de mon don revient au paiement de salaires, de locaux ou autres frais opérationnels ?

Ces informations sont disponibles sur la base de données de l'Agence du revenu du Canada (poste «dépenses de gestion et d'administration»). Les médias s'y réfèrent périodiquement lors d'enquêtes sur le secteur de bienfaisance, s'en servant pour identifier les organisations modèles ou délinquantes, en fonction de l'interprétation du dit ratio. En général, plus le ratio de dépenses est faible (en deça de 35%, traditionnellement), plus l'organisation sera considérée favorablement- et inversement, s'il est élevé.

Mais qu'en est-il dans les faits ? Qu'entend-on exactement par coûts opérationnels ou dépenses administratives ? Est-ce que les caractéristiques propres d'une fondation (type, taille, mission, etc.) affectent ce ratio, et comment ? Voici le propos de notre recherche et étude exploratoire.

Résumé du colloque

Plus qu’à tout moment de notre histoire collective, notre regard est de plus en plus tourné vers l’avenir. Nous prenons donc très au sérieux le consensus qui se construit présentement face à l’urgence d’agir pour réduire l’empreinte négative de nos modèles civilisationnels de développement sur les écosystèmes naturels en général et le climat en particulier. Nous nous questionnerons, dans ce colloque, sur la capacité effective de la philanthropie et du monde universitaire accompagnant la production de connaissances sur ce secteur, d’agir positivement eu égard à la montée des inégalités sociales, à la crise environnementale et aux diverses fractures identitaires (sexisme, racisme, colonialisme, etc.). La philanthropie de changement social occupe-t-elle la place qui pourrait lui revenir? Cette place et les rôles qui en découlent : quelle est-elle, quels sont-ils?

Le moment est venu d’agir collectivement et de façon inclusive en vue de générer de grands changements et d’opérer un basculement axiologique. Tant les représentant.e.s de l’univers philanthropique que les acteur.rice.s de la société civile progressiste sont confronté.e.s à l’inévitabilité d’investir leurs capacités de penser et d’agir dans une transformation en profondeur des institutions en place. Sur ce plan, le monde scientifique doit être en mesure de répondre positivement et rapidement au besoin de redéfinir le rôle et la place des sciences et de l’université. Quelle part de responsabilité scientifique et universitaire avons-nous face aux défis posés par la transition sociale et écologique?

Pour explorer les déblocages à réaliser, nous proposons un colloque en trois temps qui permettra à des représentant.e.s de l’écosystème philanthropique et à des représentant.e.s du milieu universitaire d’explorer les manières de transformer nos façons de produire et de reproduire le vivre-ensemble dans des sociétés inclusives, altières, solidaires et écologistes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 6 mai 2021

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