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Formation à la culture maker: lorsque la réponse est distribuée dans la masse d'information

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Ann-Louise Davidson : Université Concordia

Résumé de la communication

Dans le contexte de la 4ième révolution industrielle, qui amène des vents de changements systémiques à tous les niveaux sociétaux, l’apprentissage informel et non-formel prennent de plus en plus d’importance. Le mouvement « maker » en éducation, issu de la culture maker, remet en question notre façon de former à l’innovation, la créativité, la collaboration et la résolution de problème. En effet, le nec plus ultra de l’information de la culture « maker » n’est pas dans les livres. Au contraire, l’information à la fine pointe de la technologie est distribuée à travers l’internet et dans les sites de réseautage sociaux. Les laboratoires créatifs que j’ai créés attirent des étudiants, des professeurs et des membres de la communauté parce ces espaces offrent des tables de travail, des outils manuels et électriques, ainsi que des imprimantes 3D et des découpes vinyle. Par contre, personne ne peut réclamer qu’il ou elle détient tout le savoir nécessaire pour créer et innover. La présence de la communauté en ligne internationale de « makers » est essentielle pour développer du savoir, des aptitudes et des compétences pour apprendre à innover. Dans cette communication, je présenterai quelques projets « quasi-impossibles » qui ont été conçus par des étudiants en éducation qui ont su découvrir l’extraordinaire et développer des compétences pour se préparer à la 4ième révolution industrielle à travers leurs expériences avec la culture maker en ligne.

Résumé du colloque

Au cours des trois dernières décennies, le numérique est devenu omniprésent dans nos sociétés occidentales. Plusieurs études témoignent de l’usage du numérique au quotidien, que ce soit par les aînés (Quan-Haase, Martin et Schreurs, 2016) ou par les jeunes adultes (Mihailidis, 2014). Les établissements d’enseignement supérieur n’ont pas été à l’abri de cette transition vers le numérique (Siemens, Gašević et Dawson, 2015), entre autres à cause de ses effets positifs sur l’enseignement et l’apprentissage (Sung, Chang et Liu, 2016). Avec l’avènement du numérique, la formation à distance en enseignement supérieur s’est aussi transformée, et plusieurs modalités de cours ont pu voir le jour (Siemens et coll., 2015; Skrypnyk et coll., 2015), telles que les cours en ligne, les cours hybrides, les cours mixtes, etc. La mise en œuvre de ces modalités de cours sera favorisée dans les prochaines années dans les institutions d’enseignement supérieur bimodales québécoises (Gouvernement du Québec, 2018) et canadiennes (Bates et coll., 2017) pour leur développement à long terme. Par universités bimodales, nous entendons des institutions d’enseignement supérieur qui offrent des cours en présentiel et des cours à distance. Dans les faits, de plus en plus d’institutions d’enseignement supérieur au Québec, que ce soit au niveau collégial ou universitaire, ont déjà adopté ces modalités de cours, et plusieurs exemples peuvent être consultés en ligne. Toutefois, cette adoption a apporté son lot de défis, tels que la conception et la mise en œuvre de ces cours, les interactions entre les étudiants et l’enseignant ainsi qu’entre les étudiants eux-mêmes, les pratiques enseignantes, l’apprentissage des étudiants, leur persévérance, leur engagement et leur évaluation, pour ne donner que quelques exemples. L’objectif de ce colloque est d’explorer l’état actuel de la recherche au regard de ces défis.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
Discutant-e- de la session : Ann-Louise Davidson Rana Challah
section icon Date : 6 mai 2021

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