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Christian Bocti
Qu’est-ce que le vieillissement cognitif normal? Cette définition se complexifie à mesure que l’on raffine nos instruments de mesure, notamment au niveau de l’imagerie cérébrale. La démence, la forme la plus sévère de troubles neuro-cognitifs, est une des conditions les plus redoutées par les personnes vieillissantes. La maladie d’Alzheimer en constitue la cause la plus fréquente. Plus de 50 millions de cas sont actuellement répertoriés dans le monde, dont plus de 500 000 au Canada. Plusieurs interventions ont été étudiées pour prévenir le déclin cognitif lié au vieillissement, avec un certain succès, mais la qualité de la preuve scientifique est variable. Cette présentation fera un survol de ces interventions en se basant sur les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) publiées en 2017 sur le sujet. Les principales interventions concernent les facteurs de ris que vasculaires modifiables. L’activité physique, la prise en charge adéquate de l’hypertension, et l’amélioration de la qualité de l’alimentation incluant la consommation d’alcool sont des facteurs qui seront discutés. La place de l’activité sociale et des interventions cognitives sera aussi discutée. Les espoirs thérapeutiques au niveau pharmaceutiques seront survolés.
L’existence de facteurs de risque modifiables signifie que la prévention de la démence est possible au moyen d'une stratégie de santé publique.
Le vieillissement de la population amène des défis, complexifiés par la pandémie qui augmente les situations d’isolement et les risques de déconditionnement chez les aînés. Puisque la participation sociale peut optimiser leur santé, leur indépendance fonctionnelle et leur qualité de vie, en plus de les aider à rester à domicile le plus longtemps possible, il importe de soutenir les aînés à maintenir leurs liens sociaux et à rester actifs. À cet effet, en accord avec les récentes directives ministérielles et en partenariat avec les organismes communautaires, les centres intégrés (universitaires) de santé et de services sociaux doivent très rapidement mettre en place des interventions pour atteindre les aînés et pour prévenir leur déconditionnement.
Depuis juin 2019, et précisément pour lutter contre l’isolement social, le ministère de la Santé et des Services sociaux finance et évalue trois projets sur la gériatrie et la gérontologie sociales (GGS). Cette approche consiste à atteindre les aînés dans leur milieu de vie, à comprendre leur contexte, à les accompagner, à les soutenir et à les outiller pour améliorer et pour préserver leur santé et leur qualité de vie en misant sur la prévention. Un changement de paradigme s’opère ainsi vers une approche axée sur la promotion d’un vieillissement actif et d’une participation sociale accrue des aînés. Diverses pratiques innovantes sont subséquemment déployées ou en émergence dans les milieux universitaires, cliniques, communautaires, municipaux et politiques au Québec. Afin de mieux soutenir le développement de ces pratiques, ce colloque est une occasion unique de réunir des acteurs clés que sont les intervenants du milieu universitaire, de la pratique et du communautaire, les décideurs politiques et gestionnaires de la santé et des services sociaux, mais aussi les aînés.
Ce colloque virtuel s’articulera autour de trois thèmes principaux :
Au terme de ce colloque, les participants seront en mesure de : mieux connaître la GGS; définir et comprendre les concepts et les enjeux entourant le vieillissement actif et en santé ainsi que la participation sociale des aînés; nommer et expliquer les composantes clés qui sous-tendent les meilleures pratiques dans ces domaines; s’inspirer d’initiatives et de meilleures pratiques implantées au Québec; reconnaître les occasions et les défis de la recherche dans le domaine du vieillissement actif et en santé ainsi que de la participation sociale; réseauter et discuter avec des pairs de tous les horizons.
Titre du colloque :