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Le projet PLACES. Favoriser les collaborations entre journalistes et chercheurs au moment de l'enquête

JC

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Jonathan Chibois : FRANCE

Résumé de la communication

Cette communication vise à présenter les ambitions, le parti pris et les résultats du projet PLAteforme Collaborative pour les Enjeux Sociétaux (PLACES), financé par le Ministère de la Culture et de la Communication en France, qui a été mené de 2018 à 2020 au sein d’OpenEdition Center. Son ambition a été de proposer une réponse nouvelle à l’impasse que connaît la communication scientifique aujourd’hui où le rôle des chercheurs (producteurs de science) tend à s’opposer à celui des journalistes (vulgarisateurs de science). Pour dépasser cette conception, le parti pris a été de rendre ces derniers co-acteurs du processus de production de la connaissance scientifique, afin de décloisonner les pratiques de recherches, considérées jusqu'ici comme une prérogative des chercheurs, pour amener la société à s'en saisir par l'intermédiaire des journalistes. Le projet PLACES a commandé trois enquêtes expérimentales, rassemblant chacune un.e chercheur.e en sciences humaines et sociales et un.e journaliste, dans le but de mettre à l’épreuve ce type de collaboration interprofessionnelle et d’en observer les limites comme les richesses. Les résultats du projet ont été consignés dans un rapport où un certain nombre de préconisations ont été en particulier formulées en vue de la création d’une future plateforme numérique de collaboration destinée à soutenir toute démarche semblable de collaboration interprofessionnelle impliquant des chercheurs.

Résumé du colloque

« Une autre science est possible : science collaborative, science ouverte, science engagée, contre la marchandisation du savoir », proposait-on il y a 10 ans lors du colloque de fondation de l’Association science et bien commun. Depuis cet événement, nous nous sommes interrogés avec plus de 200 chercheuses et chercheurs des pays du sud et du nord, professionnels et citoyens, notamment sur les politiques scientifiques, la science comme outil de développement durable, la liberté universitaire, la responsabilité sociale des chercheurs et chercheuses, la science ouverte, le libre accès et la justice cognitive.

Aujourd’hui, comment s’articulent les différentes visions des sciences? Entre l’idéal de la science néolibérale vectrice d’un développement économique mondialisé, l’idéal de la science positiviste qui existe à côté de la société, motivée par la découverte d’une Vérité unique sans égard aux besoins et aux conséquences, l’idéal de la science engagée dans laquelle les savoirs deviennent actifs, vecteurs de progrès social — mais au profit de qui? —, et l’idéal de la science ouverte, qui reconnaît la diversité des savoirs et invite le dialogue — mais peut-être au détriment de son propre pouvoir et d’une certaine cohésion sociale?

Quelles formes prennent aujourd’hui les idéaux alternatifs de la science ouverte, engagée ou inclusive? À quelles activités scientifiques sont-ils associés? Existent-ils encore en marge, peu reconnus, peu soutenus? Devant la crise des changements climatiques et celle de la pandémie de la COVID-19, prennent-ils une nouvelle importance ou sont-ils dénaturés? Comment pourraient-ils être mieux soutenus par les politiques scientifiques des divers pays, par les actions des universités partout dans le monde, et par les chercheurs et chercheuses au nord comme au sud? Quels sont les nouveaux domaines prioritaires émergés ou émergents de la science ouverte, engagée ou inclusive; biodiversité, agroécologie, droits de la personne, énergies?

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 6 mai 2021

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