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L'impossible équation ?

YB

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Yannick Brun-Picard : Collège Jacques Prévert Les Arcs

Résumé de la communication

Rendre accessible des savoirs, informer l’humanité au sujet des réalités auxquelles elle participe s’avère trop souvent impossible hors des normalités et des appartenances. Éclairer sereinement en pensant le monde d’après-demain tout en soutenant des productions scientifiques validables semble être une équation impossible. En quoi ce sentiment d’impossible équation est-il matérialisable au regard de ce que même les producteurs et productrices d’alternatives pour une science ouverte reproduisent ? Un constat au vitriol de l’illusion d’éthique ou l’intégrité à géométrie variable est la norme me jette dans l’arène. Les causes doivent être connues, décortiquées, analysées, tout au moins pour ce qui est présentable, afin de pouvoir expliciter un diagnostic et parvenir à les faire disparaitre des modes de fonctionnement des universités et des univers dits savants. Il est vrai qu’il existe des productrices et des producteurs de chemins de traverse qui parviennent à une vitrine, mais celle-ci demeure soumise à la bonne volonté illusoire dès lors que les intérêts et l’ego s’entrechoquent. A partir de ce triste constat, il sera possible d’entrevoir des pistes engagées et intègres propices à soutenir des démarches alternatives. Cela signifie que de nombreuses personnes devront accepter de faire briller les autres ce qui est incompatible avec les aspirations dominantes. Seules les volontés y répondront.

Résumé du colloque

« Une autre science est possible : science collaborative, science ouverte, science engagée, contre la marchandisation du savoir », proposait-on il y a 10 ans lors du colloque de fondation de l’Association science et bien commun. Depuis cet événement, nous nous sommes interrogés avec plus de 200 chercheuses et chercheurs des pays du sud et du nord, professionnels et citoyens, notamment sur les politiques scientifiques, la science comme outil de développement durable, la liberté universitaire, la responsabilité sociale des chercheurs et chercheuses, la science ouverte, le libre accès et la justice cognitive.

Aujourd’hui, comment s’articulent les différentes visions des sciences? Entre l’idéal de la science néolibérale vectrice d’un développement économique mondialisé, l’idéal de la science positiviste qui existe à côté de la société, motivée par la découverte d’une Vérité unique sans égard aux besoins et aux conséquences, l’idéal de la science engagée dans laquelle les savoirs deviennent actifs, vecteurs de progrès social — mais au profit de qui? —, et l’idéal de la science ouverte, qui reconnaît la diversité des savoirs et invite le dialogue — mais peut-être au détriment de son propre pouvoir et d’une certaine cohésion sociale?

Quelles formes prennent aujourd’hui les idéaux alternatifs de la science ouverte, engagée ou inclusive? À quelles activités scientifiques sont-ils associés? Existent-ils encore en marge, peu reconnus, peu soutenus? Devant la crise des changements climatiques et celle de la pandémie de la COVID-19, prennent-ils une nouvelle importance ou sont-ils dénaturés? Comment pourraient-ils être mieux soutenus par les politiques scientifiques des divers pays, par les actions des universités partout dans le monde, et par les chercheurs et chercheuses au nord comme au sud? Quels sont les nouveaux domaines prioritaires émergés ou émergents de la science ouverte, engagée ou inclusive; biodiversité, agroécologie, droits de la personne, énergies?

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 6 mai 2021

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