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MISE EN PLACE D’UN SUIVI RÉGIONAL POUR ANALYSER L’IMPACT DE LA CRUE DE 1996 ET DES AMÉNAGEMENTS ANTHROPIQUES SUR LE COMPORTEMENT HYDROGÉOMORPHOLOGIQUE DES RIVIÈRES AU SAGUENAY

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Maxime Boivin : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi

Résumé de la communication

Les rivières du Saguenay ont été grandement touchées par les évènements de crue et d’inondation de juillet 1996. La réponse hydrologique intense de ces évènements a eu comme conséquence de modifier la morphologie et la dynamique de plusieurs cours d’eau. En réponse à ces nouvelles conditions, des enrochements et des rectifications ont été réalisés. Les processus hydrogéomorphologiques (HGM) font partie des services écosystémiques des cours d’eau, et ce, autant pour l’habitat que pour la sécurité civile. L’enrochement des berges émane souvent d’une perception négative de l’érosion si bien qu’ils sont parfois réalisés alors que peu d’enjeux les justifient. Ces enrochements contribuent aux problèmes de déconnexions des marges fluviales engendrant des modifications aux systèmes fluviaux et à la diminution des sédiments nécessaires aux processus HGM. Depuis 2019, un système de suivi interannuel par des approches morphologiques directes (RFID) et indirectes (morphologiques) est mis en place sur la rivière À Mars et d’autres rivières à compter de l’été 2020. Dans le cadre de ces projets, l’objectif est de caractériser la dynamique sédimentaire actuelle et historique afin de rétablir les processus HGM et identifier la meilleure approche afin de restaurer l’espace de liberté de ces cours d’eau et restaurer les processus à l’échelle des bassins versants. L’objectif de cette présentation est de présenter le cadre méthodologique de ces projets et les premiers résultats préliminaires.

Résumé du colloque

Le 15 avril 2019 a été lancé le Réseau inondations intersectoriel du Québec (RIISQ), financé par les Fonds de recherche du Québec. Ce réseau regroupe plusieurs universités et de nombreux partenaires, dont des centres de recherche, des municipalités, etc. L’objectif est d’acquérir une meilleure connaissance des inondations en amont du risque, mais aussi de réduire la vulnérabilité des communautés à l’égard de cet aléa qui a pris une ampleur considérable ces dernières années.

À la suite des assemblées publiques de consultation, qui se sont tenues le 4 juillet 2019 dans les 16 régions du Québec concernées par les inondations, le gouvernement a adopté un décret instituant une zone d’intervention spéciale (ZIS) : « Une ZIS est créée dans le but de résoudre un problème d’aménagement ou d’environnement dont l’urgence ou la gravité justifie, de l’avis du gouvernement, une intervention. » Les inondations de 2017 et de 2019 semblent, par leur ampleur, justifier un tel décret : « Le gouvernement peut, par décret, déclarer toute partie du territoire du Québec zone d’intervention spéciale. »

Le gouvernement instaure ainsi un moratoire sur la construction de nouveaux bâtiments et sur la reconstruction de bâtiments détruits par une inondation dans les 779 municipalités visées par ce décret.

Le colloque aborde aussi les risques côtiers, les glissements de terrain et les autres risques naturels qui se manifestent sur le territoire du Québec.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 6 mai 2021

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