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Miser sur la diversité linguistique pour favoriser l’apprentissage de l’orthographe grammaticale française par des élèves plurilingues en classe ordinaire au secondaire

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Catherine Maynard : Université Laval

Résumé de la communication

L’apprentissage de l’orthographe grammaticale française est source de difficultés importantes (Manesse et Cogis, 2007), à la fois pour les élèves francophones et allophones (Lefrançois et coll., 2008). Dans ce contexte, les dictées métacognitives (Nadeau et Fisher, 2014) et une approche intégrée d’enseignement de l’orthographe tendent à avoir des effets positifs sur le développement de la compétence orthographique des élèves (Allal et coll., 2001). Dans notre recherche, afin de prendre en compte la grande diversité linguistique et culturelle des classes ordinaires québécoises, nous avons conçu un dispositif qui s’inspire de ces interventions tout en y ajoutant des approches plurilingues sous la forme d’activités d’éveil aux langues (Auger, 2014) et de pratiques translinguistiques (Candelier et de Pietro, 2008). Ce dispositif « plurilingue » a été expérimenté dans trois classes de première secondaire et ses effets sur le développement de la compétence orthographique des élèves ont été comparés à ceux d’un dispositif « monolingue » (en français seulement) et de pratiques habituelles d’enseignement de l’orthographe. Les résultats de cette recherche seront présentés au moyen des performances des élèves (n = 195) à deux tâches de production écrite, elles-mêmes éclairées par les commentaires métagraphiques d’un sous-échantillon d’élèves (n = 24). Les contributions significatives des dispositifs plurilingue et monolingue expérimentés seront discutées.

Résumé du colloque

La Francophonie constitue un espace inclusif et respectueux du plurilinguisme des peuples qui la composent (OIF, 2014). La diversité linguistique invite à repenser l’espace éducatif pour inclure et célébrer les langues qui le composent. Au Québec, le nombre d’élèves allophones scolarisés en français est en augmentation constante depuis les vingt dernières années (MELS, 2014a). Cette diversité linguistique est tout aussi vraie dans les contextes francophones et anglophones minoritaires au Canada (Landry, Allard et Deveau, 2010; Cavanagh et Cammarata, 2016; McAndrew, 2010). La diversité linguistique dans le monde scolaire s’enrichit également par la présence des peuples autochtones dans les centres urbains (Lavoie et coll., 2012). Plus de 50 % des personnes autochtones habitent dans les centres urbains au Québec (Statistique Canada, 2016). Étant donné l’augmentation du nombre d’élèves allophones et autochtones, les enseignants des classes ordinaires sont amenés à travailler de plus en plus souvent avec des groupes fortement hétérogènes, composés en partie d’élèves en processus d’intégration linguistique et scolaire. Cela représente un grand défi pour ces enseignants qui sont jusqu’à présent assez isolés pour faire face à leur nouveau contexte de travail. Plusieurs projets de recherche ont cours pour favoriser les langues et les cultures des apprenants et leurs répertoires linguistiques du préscolaire à l’université (Gosselin-Lavoie et Armand, 2019; Chumak-Horbatsch, 2019; Wigglesworth, Simpson and Vaughan, 2018). En effet, depuis quelques années, divers chercheurs encouragent le développement d’une didactique intégrée des langues (Dezutter et Thomas, 2017; Candelier, 2003, 2007; Moore et coll., 2009). Ce colloque aborde trois problématiques en lien avec le plurilinguisme en milieu scolaire : 1) les pratiques d’enseignement et d’apprentissage plurilingues; 2) l’éveil aux langues en contexte majoritaire; et 3) la revitalisation et la transmission des langues autochtones.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 6 mai 2021

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