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Caroline Letor : Université de Sherbrooke
Dans le cadre de ce symposium « Favoriser la participation des équipes éducatives », nous proposons aux équipes participantes un moment d’arrêt à cette station qui leur permettra d’analyser leur situation de mobilisation sous l’angle de la participation. Participer et surtout, faire participer suppose un ensemble de conditions qui, méconnues et trop souvent laissées implicites, entravent le processus même de participation et peuvent mener à la manipulation ou du moins, au sentiment d’être instrumentalisé. La participation, c-à-d le degré et l’étendue du pouvoir des parties prenantes dans les décisions, peut prendre plusieurs formes, de l’information à la délégation (Arnstein, 1969), voire donner lieu à de l’empowerment et permettre aux participants de prendre part activement aux différents travaux (co-élaboration) et aux décisions stratégiques (Rifkin, et Pridmore, 2001). C’est à cet exercice que sont invitées les équipes éducatives dans la réalisation collective de leur projet éducatif. Or, cet exercice qui oblige à mettre du sien et à laisser une part de soi (Charles, 2016) ne va pas de soi. Au moment de s’y engager, elle implique qu’elles fassent confiance dans les intentions, dans les modalités et les règles de participation, en bonne partie implicites, dans l’usage de leur parole et aux processus d’accords auxquels elles se prêtent et ce, tout au long du processus voire après son terme. Quelles conditions, enjeux, pièges et pistes pour favoriser la participation ?
Ce symposium a pour objet l’agir des cadres des organisations scolaires pour mobiliser et faire participer les personnels, et vise à :
Dans une perspective participative et d’intelligence collective, tous les participants au symposium participent activement (participants-chercheurs et participants-acteurs) au cours d’exposés de pratiques effectives et d’exposés de données de recherche. Les places sont limitées. Si vous souhaitez vous y joindre en cours de journée, nous vous invitons à communiquer préalablement avec les organisateurs. Tous les participants s’engagent à respecter les personnes ainsi que les informations et à participer activement à l’analyse collective. Le symposium se clôture par la production d’une modélisation de facteurs socioorganisationnels et affectifs de l’agir « mobiliser des équipes à participer ».
La gestion participative est recommandée comme modèle de gouvernance des organisations en contexte de changement, en l’occurrence pour favoriser l’amélioration continue des pratiques dans une perspective d’apprentissage organisationnel (Huot et coll., 2019; Lalancette, 2014). Cet agir — mobiliser, faire participer — mérite toute notre attention, car il relève d’exigences particulières, dont celles de s’établir sur une base volontaire (Fourdignier, 2010), d’avoir établi des relations de confiance (Letor, 2021), de se construire dans des liens informels (Corriveau et coll., 2010), à la fois sur les plans psychosocial et affectif (Poirel, Drouin, D’Arrisso et Beaupré-Lavallée, soumis), interpersonnel et organisationnel. Si les stratégies des directions ont été répertoriées (Larouche, Savard, Beauchesne et Jean, 2021), si un ensemble de facteurs ont été ciblés, il serait judicieux de les articuler en un modèle théorique et d’en valider la pertinence en collaboration avec des praticiens-chercheurs.
Organisateurs
Caroline Letor, professeure au Département de gestion de l’éducation de l’Université de Sherbrooke – coordination du symposium
Jocelyne Chevrier, professeure au Département de gestion de l’éducation de l’Université de Sherbrooke
Alain Huot, professeur en administration de l’éducation à l’Université du Québec à Trois-Rivières, président de l’ADERAE
Catherine Larouche, professeure en administration scolaire à l’Université du Québec à Chicoutimi et professeure associée à l’Université Laval
Emmanuel Poirel, professeur au Département d’administration et fondements de l’éducation de l’Université de Montréal
Denis Savard, professeur au Département des fondements et pratiques en éducation de l’Université de Laval
Marie-Hélène Guay, professeure au Département de gestion de l’éducation de l’Université de Sherbrooke
Titre du colloque :