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Modélisation participative pour la gestion des ressources en eau dans la région majoritairement indigène du lac Atitlán au Guatemala : réflexions et évaluation participative

JM

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Julien Malard-Adam : IRD, G-Eau, Université de Montpellier

Résumé de la communication

La modélisation participative est une approche utile pour améliorer l’implication des parties prenantes et communautés locales dans la prise de décision en ce qui concerne la gestion des ressources naturelles. Ce projet utilisa une méthodologie participative de modélisation des dynamiques des systèmes afin d’élucider les enjeux de gestion des ressources en eau dans le bassin versant du lac Atitlán au Guatemala. L’utilisation des langues provenant de la région (Kaqchikel, Tz’utujil et K’iche’) comme moyen de communication principal pour l’équipe et son projet, de même que l’application d’une méthodologie centrée sur les narratifs oraux pour les parties prenantes moins lettrées, contribuèrent au développement d’un modèle plus inclusif. La participation d’une grande diversité de parties prenantes, en tout particulier celles indigènes qui se voient fréquemment exclues (par la langue ou autre) des discussions des projets de développement, améliora de manière significative la qualité des résultats, et ce, en matière de la conceptualisation holistique du modèle de même qu’envers la proposition de solutions locales aux problèmes de sécurité hydrique. Un processus d’évaluation participatif permit d’évaluer l’impact du projet sur l’inclusivité, et d’améliorer les priorités et les méthodes en vue de la deuxième phase.

Résumé du colloque

Disposer, en quantité suffisante, d’une eau de bonne qualité à l’ère des changements mondiaux (démographiques, culturels, industriels, climatiques, etc.) est au cœur des préoccupations du 21e siècle. L’intensification de l’urbanisation et des activités industrielles et agricoles ont un effet direct sur les émissions de gaz à effet de serre, et donc sur l’accélération du changement climatique, ainsi que sur la détérioration de la qualité des eaux. L’introduction d’effluents de plus en plus complexes et l’apparition dans l’environnement de contaminants d’intérêt émergent réfractaires dans les eaux constituent un risque reconnu pour la santé humaine et environnementale. Il est également attendu que les inondations, les sécheresses et les problèmes d’approvisionnement qui existent en raison de la répartition inégale des ressources en eau deviennent plus fréquents en raison du changement climatique.

Dans l’optique d’un développement durable, il devient de plus en plus urgent de développer des approches de gestion écoresponsables des ressources en eau. Le développement de modèles de gouvernance pour réduire les risques et les vulnérabilités est une solution en soi, mais elle repose, entre autres, sur la quantification des changements anticipés du régime hydrologique de bassins versants compte tenu du changement climatique, le développement de stratégies d’adaptation en vue de ces changements, le développement de systèmes de prévision hydrologique capables de prendre en compte toutes les sources d’incertitude qui interviennent le long de la chaîne de prévision, le développement de modèles permettant la gestion adéquate de nos barrages, l’implication citoyenne dans la gouvernance de l’eau et le développement de technologies pour l’assainissement des eaux en conditions extrêmes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 6 mai 2021

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