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Ibrahim Gbetnkom : Université Laval
Situées dans les recherches d’inspiration ethnographiques, la mise en récit des pratiques enseignantes et d’expériences scolaires d’élèves sont deux approches qui privilégient d’une part l’observation, et d’autre part la narration des pratiques et expériences scolaires qui permettent d’expliquer le sens que les acteurs (élèves, enseignants et chercheurs) leur donnent. Les pratiques enseignantes sexistes seraient d’autant plus nocives pour les filles qu’elles s’ajoutent à d’autres inégalités liées au genre auxquelles ces dernières sont confrontées, qu’il s’agisse des abus, du harcèlement sexuel, ou des représentations sexuées dans les manuels scolaires, entre autres. Cette communication a pour ambition de montrer comment le croisement des données issues de l’observation, des pratiques enseignantes et d’expériences scolaires d’élèves mises en récit, permettent de déceler les pratiques enseignantes sexistes à l’œuvre au secondaire au Cameroun. Les perspectives théoriques retenues dans le cadre de cette étude sont l’interactionnisme symbolique et les représentations sociales, dont la quête du sens que les acteurs donnent à leurs actions sont au cœur de leur interrogations. Elles peuvent ainsi contribuer à cette étude qui cherche in fine la transformation des pratiques dans une quête de respect des droits des filles dans l’espace scolaire.
« Une autre science est possible : science collaborative, science ouverte, science engagée, contre la marchandisation du savoir », proposait-on il y a 10 ans lors du colloque de fondation de l’Association science et bien commun. Depuis cet événement, nous nous sommes interrogés avec plus de 200 chercheuses et chercheurs des pays du sud et du nord, professionnels et citoyens, notamment sur les politiques scientifiques, la science comme outil de développement durable, la liberté universitaire, la responsabilité sociale des chercheurs et chercheuses, la science ouverte, le libre accès et la justice cognitive.
Aujourd’hui, comment s’articulent les différentes visions des sciences? Entre l’idéal de la science néolibérale vectrice d’un développement économique mondialisé, l’idéal de la science positiviste qui existe à côté de la société, motivée par la découverte d’une Vérité unique sans égard aux besoins et aux conséquences, l’idéal de la science engagée dans laquelle les savoirs deviennent actifs, vecteurs de progrès social — mais au profit de qui? —, et l’idéal de la science ouverte, qui reconnaît la diversité des savoirs et invite le dialogue — mais peut-être au détriment de son propre pouvoir et d’une certaine cohésion sociale?
Quelles formes prennent aujourd’hui les idéaux alternatifs de la science ouverte, engagée ou inclusive? À quelles activités scientifiques sont-ils associés? Existent-ils encore en marge, peu reconnus, peu soutenus? Devant la crise des changements climatiques et celle de la pandémie de la COVID-19, prennent-ils une nouvelle importance ou sont-ils dénaturés? Comment pourraient-ils être mieux soutenus par les politiques scientifiques des divers pays, par les actions des universités partout dans le monde, et par les chercheurs et chercheuses au nord comme au sud? Quels sont les nouveaux domaines prioritaires émergés ou émergents de la science ouverte, engagée ou inclusive; biodiversité, agroécologie, droits de la personne, énergies?
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