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Participation sociale en centre communautaire de loisir et personnes ayant des atteintes cognitives

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Hélène Carbonneau : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

La participation sociale est nommée comme étant un des trois piliers d’un vieillissement actif selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) (2012). Une telle participation est toutefois plus difficile à maintenir pour certains aînés dont ceux présentant des atteintes cognitives. Pourtant, la participation à des loisirs actifs est montrée comme pouvant ralentir l’évolution des pertes cognitives. Un projet pilote a été mené dans un centre communautaire afin d’offrir le programme « Ensemble pour le plaisir » à des dyades aidants-aidés avec des atteintes cognitives. L’évaluation qualitative de ce projet pilote a permis de mettre en lumière des retombées positives d’une telle participation pour les personnes avec des atteintes cognitives. Non seulement, une telle participation contribuait à l’amélioration de la qualité de vie des personnes, cela avait aussi des répercussions plus largement avec une reprise d’activités significatives ou un meilleur fonctionnement à domicile. La reprise d’une participation significative au sein de la communauté contribuerait aussi à l’estime de soi des personnes. Une étude plus vaste est actuellement en déploiement pour documenter plus à fond les résultats issus de l’étude pilote.

Résumé du colloque

Les expériences des vieillissements sont diversifiées, les personnes qui les vivent possèdent des caractéristiques et des parcours de vie variés (Grenier et Ferrer, 2010). Certaines personnes aînées peuvent faire face à une stigmatisation spécifiquement liée à leur condition ou à leur position sociale, d’autres se trouvent au croisement de caractéristiques identitaires et sociales pouvant mener à une stigmatisation et à une discrimination intersectionnelles. Alors que certains résistent à ces situations de marginalisation, il demeure que les expériences de stigmatisation peuvent accentuer les situations d’exclusion. Dans ce contexte, l’inclusion sociale est définie comme « un processus complexe de cocréation d’un projet social qui reconnaît les possibilités et la diversité des participations de tous et de chacun, en tant que membres socialement valorisés. Ce projet social ne peut s’opérer sans reconnaissance et redistribution des ressources matérielles, mais aussi des droits, des pouvoirs et des possibilités » (Séguin et collègues, 2015, p. 5). Cela appelle donc à considérer le processus d’inclusion et les facteurs l’influençant, notamment en lien avec la diversité des vieillissements, les croisements des identités marginalisées, et les interactions avec les environnements dans des processus itératifs. Si des interventions individuelles sont utiles auprès des aînés à risque d’exclusion, elles ne sont pas suffisantes. Car il ne suffit pas d’agir sur les facteurs personnels, encore faut-il intervenir auprès des environnements sociaux, institutionnels et communautaires.

Ce colloque, qui mettra en lumière des perspectives de divers horizons (travail social, sexologie, ergothérapie sociale, communication, sciences du loisir, anthropologie, etc.) sera l’occasion de discuter des pratiques inclusives actuelles ou recommandées et apportera un éclairage sur les pistes à approfondir pour la recherche en gérontologie sociale. Le colloque permettra la mise en commun des réflexions, des recommandations, des propositions et des expériences des pratiques inclusives auprès de différents groupes d’aînés (vivant avec des atteintes cognitives, en situation de handicap, issus de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres, ayant des problèmes de santé mentale, vivant avec le VIH, etc.). Il représentera une occasion de faire le point sur diverses démarches de recherche réalisées en lien avec l’inclusion de groupes d’aînés marginalisés et/ou à risque d’exclusion.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 6 mai 2021

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