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Rencontres interculturelles et publication transatlantique: Pierre Joseph Olivier Chauveau, Karl Adolf Schmid et l'essai sur l'instruction publique au Canada

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Hélène Destrempes : Université de Moncton

Résumé de la communication

Si les échanges littéraires et culturels avec les milieux culturels germanophones ne peuvent se mesurer à ceux entretenus avec la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne, plusieurs exemples témoignent de sa présence, comme en font foi les adaptations de classiques allemands et la critique de ses canons, les rencontres interculturelles, consignées dans des récits de voyage et l’émergence de réseaux de sociabilité, nourris d’affinités intellectuelles et culturelles, menant à plusieurs collaborations.

L’interprétation que Joseph Lenoir fait de certaine poésie de Goethe, mérite, à cet effet, d’être mentionnée, tout comme la critique qu’Adolphe Basile Routhier portant sur Faust. Il en va de même du récit de voyage d’Ernest Gagnon, dont les trois dernières lettres racontent son séjour à Vienne et le sud de l’Allemagne. Que dire, par ailleurs, de l’importance des échanges entre Pierre Joseph Olivier Chauveau et le philologue Karl Adolf Schmid, qui ont mené à la publication d’une version préliminaire de son essai sur l’instruction publique en allemand avant même qu’il ne paraisse en français.

Dans le cadre de cette communication, je me concentrerai plus particulièrement sur la rencontre entre ces deux auteurs et le fruit de leur collaboration, à savoir l’essai sur l’instruction publique au Canada, publié dans la Encyclopädie des gesammten Erziehungs-und Unterrichtswesens, chez Rudolf Besser, en 1867, puis dans une version plus élaborée, en 1876, chez Augustin Côté, à Québec.

Résumé du colloque

Pour souligner le 30e anniversaire de la réunification de l’Allemagne, ce colloque propose d’explorer les traces de l’Allemagne dans l’imaginaire canadien par une approche pluridisciplinaire s’intéressant à la fois aux origines de la présence allemande sur le territoire canadien, aux traces laissées par cette présence dans le temps, aux rapports entre le Canada et l’Allemagne et à l’influence qu’ont pu avoir certains grands changements sociopolitiques sur l’imaginaire canadien. Que ce soit par les nombreuses migrations allemandes en sol canadien, par les grands événements historiques survenus sur le territoire allemand, mais ayant eu des échos au Canada, par les échanges politiques ou simplement par l’influence d’écrivains allemands sur la littérature canadienne, le présent colloque vise à réfléchir sur les différentes traces allemandes ayant influencé la manière de se dire au Canada, principalement dans les espaces franco-canadiens.

Sur le plan littéraire, l’Allemagne apparaît souvent soit par la représentation de l’origine (comme dans les romans autobiographiques de Marguerite Andersen), soit par l’impact d’événements historiques (notamment avec la représentation de la chute du mur de Berlin chez des auteurs comme Éric Dupont ou Simon Lambert), soit par le traumatisme de la Deuxième Guerre mondiale (qu’a mis en scène le théâtre d’Emma Haché). Historiquement, on note que de nombreux Allemands ont migré au Canada au point d’y inscrire des traces visibles dans la géographie (West Berlin et East Berlin, en Nouvelle-Écosse) ou dans la culture locale (l’Oktoberfest de Kitchener, en Ontario, anciennement nommée Berlin). Sur le plan social et politique, les deux guerres mondiales, la présence militaire canadienne en Allemagne et l’image de l’effondrement du mur de Berlin ont certainement influencé la perception et l’évolution de l’autre allemand, et du même coup la perception et les mutations du soi canadien. Il ne s’agit que d’exemples proposés pour ce colloque.

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 6 mai 2021

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