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Alain Huot : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Dans le cadre de ce symposium sur la « mobilisation des équipes éducatives », nous proposons aux équipes participantes un moment d’arrêt à cette station qui permettra d’inscrire l’analyse de leur cas en considérant la part des enjeux, des hypothèses et des habiletés politiques. Dans ses activités de leadership, la direction d’établissement d’enseignement doit souvent prendre des décisions avec des données incomplètes. Quelle place est laissée à l’instinct, aux hypothèses ? Fullan (2011) a repris le concept de « ready, fire, aim » incitant à progresser malgré ces informations complètes. Cette station permettra de réfléchir à la mobilisation des personnes en s’appuyant sur une grille d’analyse stratégique qui prend en compte le jeu des acteurs (Crozier et Friedberg, 1992) et les aspects réflexifs conduisant à une prise de décision éclairée. Quels sont les enjeux de chacun des acteurs dans cette situation ? Quelle est leur marge de manœuvre ? Quelle est la mienne ? Qu’est-ce que je connais et que l’autre ne connait pas ? Ainsi, les questions posées par le cadre d’analyse présenté permettront de réfléchir sur le lien entre les données incomplètes et la mobilisation.
Ce symposium a pour objet l’agir des cadres des organisations scolaires pour mobiliser et faire participer les personnels, et vise à :
Dans une perspective participative et d’intelligence collective, tous les participants au symposium participent activement (participants-chercheurs et participants-acteurs) au cours d’exposés de pratiques effectives et d’exposés de données de recherche. Les places sont limitées. Si vous souhaitez vous y joindre en cours de journée, nous vous invitons à communiquer préalablement avec les organisateurs. Tous les participants s’engagent à respecter les personnes ainsi que les informations et à participer activement à l’analyse collective. Le symposium se clôture par la production d’une modélisation de facteurs socioorganisationnels et affectifs de l’agir « mobiliser des équipes à participer ».
La gestion participative est recommandée comme modèle de gouvernance des organisations en contexte de changement, en l’occurrence pour favoriser l’amélioration continue des pratiques dans une perspective d’apprentissage organisationnel (Huot et coll., 2019; Lalancette, 2014). Cet agir — mobiliser, faire participer — mérite toute notre attention, car il relève d’exigences particulières, dont celles de s’établir sur une base volontaire (Fourdignier, 2010), d’avoir établi des relations de confiance (Letor, 2021), de se construire dans des liens informels (Corriveau et coll., 2010), à la fois sur les plans psychosocial et affectif (Poirel, Drouin, D’Arrisso et Beaupré-Lavallée, soumis), interpersonnel et organisationnel. Si les stratégies des directions ont été répertoriées (Larouche, Savard, Beauchesne et Jean, 2021), si un ensemble de facteurs ont été ciblés, il serait judicieux de les articuler en un modèle théorique et d’en valider la pertinence en collaboration avec des praticiens-chercheurs.
Organisateurs
Caroline Letor, professeure au Département de gestion de l’éducation de l’Université de Sherbrooke – coordination du symposium
Jocelyne Chevrier, professeure au Département de gestion de l’éducation de l’Université de Sherbrooke
Alain Huot, professeur en administration de l’éducation à l’Université du Québec à Trois-Rivières, président de l’ADERAE
Catherine Larouche, professeure en administration scolaire à l’Université du Québec à Chicoutimi et professeure associée à l’Université Laval
Emmanuel Poirel, professeur au Département d’administration et fondements de l’éducation de l’Université de Montréal
Denis Savard, professeur au Département des fondements et pratiques en éducation de l’Université de Laval
Marie-Hélène Guay, professeure au Département de gestion de l’éducation de l’Université de Sherbrooke
Titre du colloque :