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Sarah Tourigny : UQO - Université du Québec en Outaouais
L’article 12 de la Convention relative aux droits des enfants souligne que les enfants doivent être libres d’exprimer leur opinion et que celle-ci doit être considérée par les adultes. Toutefois, plusieurs recherches démontrent que les intervenants peinent à réellement prendre en compte le point de vue des enfants. Le projet de recherche présenté s’est déroulé à l’intérieur d’un Centre de pédiatrie sociale en communauté. Il souhaite mieux comprendre ce qui favorise la participation des enfants dans une démarche d’intervention. Six focus group, dans lesquels différentes activités et stratégies ont été imaginées pour favoriser la prise de parole des enfants vivant en contexte de vulnérabilité, ont été animés auprès d’enfants âgés de 6 à 12 ans. L’analyse de contenu thématique des verbatim a fait ressortir des résultats pertinents pour l’intervention. Des caractéristiques propres à l’environnement (p.ex. lieu, position, atmosphère), au savoir-être (p.ex. écoute, considération, sécurité, principe de justice) et au savoir-faire (p.ex. type d’intervention, approche, ton de voix) des intervenants ont été décrites de manière sensible et détaillée par les enfants. Ceux-ci valorisent que les intervenants les questionnent et respectent leur opinion puisque cela contribue notamment à leur motivation et à leur fierté personnelle. En conclusion, nous discuterons de comment une approche participative, qui donne une place importante à l’expression des enfants, peut accroître leur bien-être.
Le phénomène de la pauvreté en milieu rural au Québec est à la fois réel et méconnu. Le Collectif de recherche participative sur la pauvreté en milieu rural, issu du module de travail social de l’UQAR, a comme mission « de coproduire des connaissances au carrefour des pratiques sociales, de la ruralité et de la pauvreté en vue de contribuer au mieux-être des personnes et des collectivités rurales, particulièrement en Chaudière-Appalaches, dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie−Îles-de-la-Madeleine », et il « s’intéresse aux expertises des personnes en situation de pauvreté, de même qu’aux pratiques sociales tant individuelles, de groupe que collectives, soutenant ainsi les acteurs sociaux concernés, notamment ceux issus de la société civile, du réseau de la santé et des services sociaux, du milieu communautaire, du monde municipal et du secteur de l’éducation » (Gaudreau, Desgagnés, Gélineau et Cormier, 2019). La présente proposition de colloque s’inscrit dans la continuité des travaux du Collectif, avec des projets qui visent à : a) contribuer à l’avancement des connaissances sur la pauvreté et au développement des pratiques sociales en milieu rural; b) contribuer au mieux-être des personnes et des collectivités rurales; c) soutenir les efforts des municipalités rurales dans leur engagement face à la pauvreté; d) reconnaître et documenter les expertises des premier.ère.s concerné.e.s et des praticien.ne.s; et e) théoriser des approches participatives en recherche, sous l’angle des iniquités épistémiques. Les intérêts de recherche sont dirigés vers : les visages et les parcours des personnes touchées par la pauvreté et l’exclusion sociale; les projets, les pratiques et les initiatives visant à améliorer la qualité et les conditions de vie de ces personnes; les acteurs collectifs qui mettent en place ces projets, ces pratiques et ces initiatives, ainsi que la dynamique qui les rassemble; la recherche-action participative et l’enquête conscientisante.
Titre du colloque :