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Anne Deslauriers : Université Laval
Au cœur de la crise climatique actuelle (Bourg, 2018; Larrère, 2017), l’école doit réfléchir à son rapport au monde. Incontestablement, l’exemple des changements climatiques (Legardez, A. (2016) au sein des domaines d’apprentissage loge au premier rang de cette introspection éducative (Sauvé, 2013). Néanmoins, le domaine des arts (PFEQ, 2007) peine à intégrer les enjeux des changements climatiques comme question fondamentale. Parallèlement, les enseignants d’art font face à un manque de ressources pédagogiques pouvant guider leurs actions socioécologiques, puisque les modèles d’enseignement en art (Bordeaux, 2017) demeurent insuffisamment adaptés aux grands défis de notre époque (O’Farrell et Kukkonen, 2017). Dans ce contexte, comment intervenir sur la question des changements climatiques dans le cadre de la formation artistique de l’élève au secondaire? Cette communication présente la synthèse d’un modèle en enseignement des arts plastiques issu de notre recherche doctorale. Elle témoigne d’une façon de composer avec la question des changements climatiques à partir de la classe d’art.
Dans sa dimension théorique, cette proposition s’appuie sur la recherche actuelle, qui met en évidence l’engagement social de l’art (Cauquelin, 2018; Fourmentraux, 2012; Lamoureux et Uhl, 2018; Zask, 2014). Par cette connexion avec les enjeux sociétaux, les arts représentent un terrain privilégié pour l’éducation (Kerlan et Langar, 2015; O’Farrell et Kukkonen, 2017), favorisant le développement d’une panoplie d’« éducations » : à la citoyenneté, à l’antiracisme, à l’inclusion, à la démocratie, à l’environnement, etc. Cette dynamique d’arrimage de l’enseignement artistique au nouveau paradigme de l’art a fait l’objet de la première édition de ce colloque (2019), offrant un espace de convergence entre divers acteurs œuvrant dans le domaine de l’art et de l’éducation. Dans la continuité de ces travaux, qui ont dressé « le fond de scène » de la problématique, nous nous proposons d’approfondir au cours d’un nouveau colloque en 2021 la réflexion sur des sujets touchant, grâce à l’expression artistique, à diverses questions socialement vives (QSV). Celles-ci visent des sujets d’actualité qui suscitent des controverses, attisent des émotions, mettent en concurrence des représentations et des intérêts divergents, interrogent les systèmes de valeurs (Audigier, 2007; Legardez et Simonneaux, 2006), sujets qui interpellent inévitablement l’artiste contemporain et qui finissent par remettre en question les pratiques des acteurs scolaires. Afin de proposer les meilleures pistes susceptibles de soutenir l’enseignement artistique dans une formule actualisée, nous nous penchons, d’une part, sur l’éducation liée à l’environnement (Ghouati, 2016; Planche, 2018; Ribotti, 2010; Sauvé, 2009; Simonneaux et Simonneaux, 2009), et plus spécifiquement sur la crise du climat; d’autre part, nous abordons la diversité humaine en nous interrogeant sur l’éducation au vivre-ensemble (Estivalèzes, 2016; Larochelle-Audet, Borri-Anadon et Potvin, 2016; Moldoveanu, 2009; Vatz Laaroussi, Tadlaoui et Gélinas, 2013).
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