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Communautés d’énergie renouvelable, nouveaux forums de la transition énergétique

BS

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Baptiste Soubra : Conservatoire national des arts et métiers

Résumé de la communication

«Une transition par tous et pour tous». C’est l’un des quinze enjeux identifiés lors du débat nationale sur la transition énergétique de 2013. En 2018 l’Union Européenne a inscrit dans sa réglementation la notion de communauté d’énergie renouvelable (CER) qui propose aux acteurs locaux et aux citoyens de se regrouper dans des projets de production d’énergie renouvelable. L’usager lambda n’est dorénavant plus «consommateur» mais bien «citoyen» et potentiel acteur de l’adaptation des filières énergétiques aux contraintes socio-écologiques contemporaines. L’état de l’art que nous présenterons – partie intégrante d’une thèse en Sciences, Technique et Société – montre que si la sémantique et la réglementation sont nouvelles, l’implication citoyenne, elle, ne l’est pas. L’engagement de citoyens dans des projets de production initient un déplacement de la propriété et de la gouvernance des systèmes énergétiques vers les territoires ainsi qu’un déplacement des compétences et de la culture nécessaires pour le développement et la gestion de telles infrastructures. Après avoir replacer le développement des CER dans le contexte des mutations techniques ayant permis leur émergence, nous analyserons la littérature présentant l’état de la filière pour faire émerger des pistes de recherche sur l’appropriation citoyenne de la transition énergétique. Nous montrerons notamment que les CER permettent aux citoyens d’intervenir à la fois dans les champs académique, politique et industriel.

Résumé du colloque

« Une autre science est possible : science collaborative, science ouverte, science engagée, contre la marchandisation du savoir », proposait-on il y a 10 ans lors du colloque de fondation de l’Association science et bien commun. Depuis cet événement, nous nous sommes interrogés avec plus de 200 chercheuses et chercheurs des pays du sud et du nord, professionnels et citoyens, notamment sur les politiques scientifiques, la science comme outil de développement durable, la liberté universitaire, la responsabilité sociale des chercheurs et chercheuses, la science ouverte, le libre accès et la justice cognitive.

Aujourd’hui, comment s’articulent les différentes visions des sciences? Entre l’idéal de la science néolibérale vectrice d’un développement économique mondialisé, l’idéal de la science positiviste qui existe à côté de la société, motivée par la découverte d’une Vérité unique sans égard aux besoins et aux conséquences, l’idéal de la science engagée dans laquelle les savoirs deviennent actifs, vecteurs de progrès social — mais au profit de qui? —, et l’idéal de la science ouverte, qui reconnaît la diversité des savoirs et invite le dialogue — mais peut-être au détriment de son propre pouvoir et d’une certaine cohésion sociale?

Quelles formes prennent aujourd’hui les idéaux alternatifs de la science ouverte, engagée ou inclusive? À quelles activités scientifiques sont-ils associés? Existent-ils encore en marge, peu reconnus, peu soutenus? Devant la crise des changements climatiques et celle de la pandémie de la COVID-19, prennent-ils une nouvelle importance ou sont-ils dénaturés? Comment pourraient-ils être mieux soutenus par les politiques scientifiques des divers pays, par les actions des universités partout dans le monde, et par les chercheurs et chercheuses au nord comme au sud? Quels sont les nouveaux domaines prioritaires émergés ou émergents de la science ouverte, engagée ou inclusive; biodiversité, agroécologie, droits de la personne, énergies?

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 7 mai 2021

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