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Garrick Cabour : Polytechnique Montréal
L’automatisation est une solution privilégiée pour accroitre l’efficacité des processus, répondre aux exigences clients et faire face à la concurrence industrielle. Cependant, les capabilités technologiques actuelles ne permettent d’automatiser que partiellement un tel processus. Ainsi, plutôt que de s’intégrer dans une logique de remplacement de l’Homme par la machine, des paradigmes de conception alternatifs proposent d’augmenter les capacités humaines via la technologie. Dans cette optique, la conception de cellule robotique collaborative vise à tirer avantage des capacités cognitives humaines avec les capacités computationnelles des systèmes automatisés. Cependant, la conception de tels systèmes génère des challenges et questionnements qui résonnent dans plusieurs disciplines. Notamment, comment concevoir des situations de travail humain-robot qui favorisent la collaboration dans l'exécution de tâches cognitives complexes ? Dans cadre d’un projet industriel, nous développons un socle méthodologique pour analyser et modéliser le travail d’inspection afin d’identifier l’ensemble des tâches d’inspection, les critères de décisionnels et les contraintes du domaine. Les connaissances générées ont pour double fonction de supporter la conception des modules du système; et de guider la conception de la collaboration humain-robot dans les futures situations de travail pour favoriser l’implémentation et l’acceptation du système.
Au cours des dernières années, les chercheurs ont commencé à libérer les robots industriels de leurs cages pour les amener à travailler à proximité des humains. La collaboration humain-robot représente un changement de paradigme en robotique, mais le fait que des humains et des robots travaillent ensemble présente de nombreux défis. Ces défis peuvent être classés de deux manières : en matière de sécurité humaine ou en matière du besoin de capacités accrues des robots. En d’autres termes, il faut non seulement veiller à la sécurité des robots, mais aussi leur donner les compétences qui leur permettront de gérer de nouvelles applications. Comme l’a souligné en 2013 le président de la Fédération internationale de robotique, « la mise en œuvre de cette technologie implique des mesures de sécurité avancées, une programmation et une intégration plus faciles, flexibles et encore plus interactives, et ouvrira de nombreux nouveaux champs d’applications », en mettant un accent particulier sur les capteurs, l’actionnement, la perception et le raisonnement. Les récents développements technologiques permettent maintenant à des robots abordables de fonctionner à proximité et même en collaboration avec des humains dans un environnement non structuré. Cela représente une occasion de changement pour de nombreuses petites et moyennes entreprises manufacturières. Le marché de la robotique collaborative devrait croître à un taux de croissance annuel composé de 50 % pour atteindre 12 milliards USD d’ici 2025. De toute évidence, ces segments de marché pourraient apporter des avantages importants à l’économie canadienne.
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