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Zacharie Collins : Université de Moncton
L’inclusion des personnes trans, non-binaires et bispirituel.le.s doit se faire à toutes étapes de la recherche. L’auteur propose de témoigner des défis qu’il a vécus comme Franco-Ontarien trans et non-binaire travaillant sur des projets de recherche depuis quelques années. Iel partagera son expérience à quelques conjonctures importantes de son parcours : faire une transition en travaillant comme intervieweur téléphonique à un institut de recherche, contribuer à des projets de recherche qui ne font pas l’inclusion des personnes trans, travailler sur un projet portant sur l’inclusion des personnes trans et non-binaires dans la santé sexuelle et s’affirmer en adoptant l’écriture inclusive en français. Des méthodes possibles pour l’inclusion des jeunes trans et non-binaires dans la collecte et l’analyse de données seront présentées. Finalement, la nécessité de collaborer pour créer un guide de meilleures pratiques dans l’inclusion de personnes trans, non-binaires et bispirituel.le.s en recherche sera discuté.
Les jeunes trans et non binaires pourraient représenter jusqu’à 1,8 % de la population des jeunes, sans compter que jusqu’à 2,5 % d’entre elleux pourraient s’interroger sur leur identité de genre (Clark et coll., 2014; Johns et coll., 2017). Les jeunes vivants aux intersections d’identités multiples vivent des enjeux particuliers, comme le fait d’être bisprirituel.le.s, trans et racisé.e.s ou immigrant.e.s, non.binaires et de vivre avec un handicap physique ou neurosensoriel (Lee et coll., 2020; Baril et coll., 2020; Pullen Sansfaçon et coll., 2019).
Les jeunes mineur.e.s vivent toutefois certaines contraintes pouvant complexifier leurs parcours de transition, notamment sur le plan légal, sans compter l’accès difficile aux soins de santé et de services psychosociaux qu’iels requièrent au Québec et dans le reste du Canada (Cotton et coll., 2019; Taylor et coll., 2020). Plusieurs jeunes vivent également des expériences discriminatoires, que ce soit dans leurs familles, leurs écoles, voire au sein des établissements de soins de santé et de services sociaux (Chamberland et coll., 2011; Giblon et Bauer, 2017; Pullen Sansfaçon et coll., 2018). Si la recherche permet de plus en plus de reconnaître les facteurs de vulnérabilisation et de protection des jeunes TNBB, d’importantes lacunes demeurent dans le développement de pratiques de recherche, d’évaluation et d’intervention qui les concernent.
Ce colloque intersectionnel vise à mettre en valeur les connaissances et les expériences qui permettent de comprendre et de concevoir la complexité du vécu des jeunes trans, non binaires et bispirituel.le.s (TNBB) ainsi que des intervenant·e·s qui les soutiennent, tout en portant attention aux différentes sphères de leur vie. Le colloque est divisé en trois blocs de présentations. Chacun cherche à présenter des savoirs empiriques et théoriques, mais aussi pratiques et expérientiels.
Bloc 1 : Enjeux et défis contemporains de la recherche et de l’intervention auprès des jeunes trans, non binaires et bispirituel.le.s.
Bloc 2 : Enjeux relatifs aux différents environnements (ex. : école, famille, communauté) desquels les jeunes trans, non binaires et bispirituel.le.s font partie.
Bloc 3 : Accès et qualité des soins et des services désignés pour les jeunes trans, non binaires et bispirituel.le.s.
Titre du colloque :