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Norbert Friant : FRANCE
Le réseau de LabFabs Rennais en Bretagne est une communauté de pratiques, d’acteurs de la fabrication numérique et de la transition du territoire. Il s'est étendu à l'échelle de l'ensemble de la ville mais essaime aussi sur le grand Ouest notamment à partir du déploiement d'actions sur la métrologie citoyenne de la pollution de l'air. Présentation par Norber Friant, directeur du service numérique Ville de Rennes - Rennes Métropole et Romain Chefdor, Chargé de mission Projets Numériques - Extended LabFab Manager chez Rennes Métropole
http://www.labfab.fr/
Les initiatives de métrologie dite « citoyenne » se sont multipliées dans le monde en s’appuyant de manière extensive sur des dispositifs numériques et sur des dynamiques polycentriques cohabitant, plus ou moins consensuellement, avec les approches soutenues par l’acteur politique et public, les institutions scientifiques ou les organismes de santé. Désignées comme des pratiques de « popular epidemiology », de « citizen science », de « street science » ou encore d’« enviro-tracking », ces mesures citoyennes concernent de nombreux thèmes : qualité de l’air et de l’eau, pollens, biodiversité, nuisances sonores et olfactives, îlots de chaleur, radiations... Ces quantifications des milieux s’accompagnent d’une quantification intensive du soi (notamment dans le domaine de la santé). La datafication des milieux se prolonge ainsi jusqu’à un questionnement des rapports d’échelles (perceptions de soi, perception endogène de son habitat, de son territoire étendu, etc.). Tout cela s’inscrit dans un mouvement de tissage continu des données, des objets et des corps et se déploie sur fond de désir de données liées aux économies politiques discutées, controversées, incertaines (Carmes et Noyer, 2015; Saleh, 2018). D’un point de vue international, il s’agit d’examiner les différentes configurations de ces pratiques (leur renforcement) : politiques (cohabitation des initiatives « instituées – instituantes » avec une métrologie autonome, processus de concernement et d’implication des habitants); communicationnelles (modalités d’interaction et de coopération, dynamiques communautaires, médiations…); sociocognitives et socionumériques (littératie des données, production et interprétation des données, création de connaissances, rapports profanes-experts, open data, civic tech, crowdsensing); participatives et rôle des tiers lieux (« labo citoyen », fab labs...); configurations techniques et sémiotiques (IOT, capteurs, mobiles, interfaces, design des données).
Titre du colloque :