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Écologie sonore et changement climatique : transpositions esthétiques en classe de musique

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Vincent Bouchard-Valentine : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Adoptant une posture résolument interdisciplinaire et s’appuyant sur les arts sonores, l’éco-éducation musicale privilégie la conception et la conduite de projets pédagogiques visant à susciter chez l’apprenant des expériences esthétiques profondes autour d’enjeux socio-écologiques contemporains (Bouchard-Valentine, 2020).

Cette communication rend compte des résultats d’une recherche théorique de type spéculatif en cours (Van der Maren, 2004) abordant le changement climatique sous l’angle de l’écologie sonore et de la musique (Schafer, 1977). Le cadre méthodologique retenu est l’anasynthèse (Legendre, 1983) et la stratégie de recherche privilégiée est l’analyse de contenu qualitative (L’Écuyer, 1990, Bardin, 2013).

Les effets du changement climatique sur le paysage sonore global seront d’abord décrits, notamment à partir des travaux de l’audionaturaliste Bernie Krause, qui révèlent l’effondrement de la biodiversité à travers des captations sonores échelonnées dans le temps (Sueur, Krause et farina, 2019). Puis, des exemples d’œuvres et de démarches musicales seront présentés pour illustrer comment cet enjeu est traduit en musique par certains artistes professionnels. Enfin, une proposition pédagogique provisoire précisera de quelle manière une démarche d’éco-éducation musicale pourrait amener des élèves à aborder la question du changement climatique en classe de musique.

Résumé du colloque

Dans sa dimension théorique, cette proposition s’appuie sur la recherche actuelle, qui met en évidence l’engagement social de l’art (Cauquelin, 2018; Fourmentraux, 2012; Lamoureux et Uhl, 2018; Zask, 2014). Par cette connexion avec les enjeux sociétaux, les arts représentent un terrain privilégié pour l’éducation (Kerlan et Langar, 2015; O’Farrell et Kukkonen, 2017), favorisant le développement d’une panoplie d’« éducations » : à la citoyenneté, à l’antiracisme, à l’inclusion, à la démocratie, à l’environnement, etc. Cette dynamique d’arrimage de l’enseignement artistique au nouveau paradigme de l’art a fait l’objet de la première édition de ce colloque (2019), offrant un espace de convergence entre divers acteurs œuvrant dans le domaine de l’art et de l’éducation. Dans la continuité de ces travaux, qui ont dressé « le fond de scène » de la problématique, nous nous proposons d’approfondir au cours d’un nouveau colloque en 2021 la réflexion sur des sujets touchant, grâce à l’expression artistique, à diverses questions socialement vives (QSV). Celles-ci visent des sujets d’actualité qui suscitent des controverses, attisent des émotions, mettent en concurrence des représentations et des intérêts divergents, interrogent les systèmes de valeurs (Audigier, 2007; Legardez et Simonneaux, 2006), sujets qui interpellent inévitablement l’artiste contemporain et qui finissent par remettre en question les pratiques des acteurs scolaires. Afin de proposer les meilleures pistes susceptibles de soutenir l’enseignement artistique dans une formule actualisée, nous nous penchons, d’une part, sur l’éducation liée à l’environnement (Ghouati, 2016; Planche, 2018; Ribotti, 2010; Sauvé, 2009; Simonneaux et Simonneaux, 2009), et plus spécifiquement sur la crise du climat; d’autre part, nous abordons la diversité humaine en nous interrogeant sur l’éducation au vivre-ensemble (Estivalèzes, 2016; Larochelle-Audet, Borri-Anadon et Potvin, 2016; Moldoveanu, 2009; Vatz Laaroussi, Tadlaoui et Gélinas, 2013).

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
Discutant-e- de la session : Maia Morel
section icon Date : 7 mai 2021

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