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François Grégoire : Université de Montréal
La direction des ressources humaines (directeur, directeur adjoint), au sein d’un centre de services scolaire québécois, est confrontée à de nombreuses réalités dans l’accomplissement de ses fonctions, dont celle de la négociation collective. Elle doit négocier des ententes de toutes sortes, entre autres, avec la partie syndicale pour le bon fonctionnement de l’organisation. Mais pour réaliser ces ententes, elle doit d’abord obtenir les mandats des décideurs de l’organisation et, de ce fait, négocier aussi avec ses propres collègues de la partie patronale. Elle fait donc régulièrement face à des « conflits internes entre les acteurs de sa propre organisation (négociation intraorganisationnelle) » (Walton et McKersie, 1965) et doit être attentive à leur résolution. Dans la littérature (Bourque et Thuderoz, 2011), ce type de négociation est considéré comme un aspect un peu obscur de la négociation collective, bien que toujours omniprésente. Souvent qualifiée de « boîte noire » de la négociation, elle résiste à une modélisation (Friedman, 1994 ; Morel, 2009, Morissette, 2008; Muller et Surel, 1998).
Cette communication traite du concept de « négociation intraorganisationnelle » en proposant une définition et en présentant une revue de littérature sur le sujet qui tourne autour d’un cadre conceptuel qui s’est dessiné au fil des lectures. Des questions spécifiques de recherche sont également abordées posant ainsi les jalons pour la suite de nos travaux.
À l’ère de la société du savoir et de la mondialisation de l’économie, l’éducation est devenue un enjeu central pour plusieurs pays, et ce, quel que soit leur niveau de développement (UNESCO, 2017). Dans ce contexte, caractérisé par une complexité où les enjeux se multiplient, la transformation de l’école s’impose et les gestionnaires scolaires sont aux premières loges pour la piloter.
Au Québec, le système d’éducation comporte divers paliers de gouvernance et de responsabilités, tant au public qu’au privé. Ce colloque réunit des chercheurs et des gestionnaires de centres de services scolaires (CSS) et d’établissements d’enseignement, publics et privés, qui tentent de répondre à la question suivante : « Comment, par l’analyse de leurs pratiques professionnelles, des gestionnaires peuvent-ils transformer l’école? »
Dans un premier temps, la conférence d’ouverture est prononcée par Frédéric Yvon, professeur à la faculté d’éducation de l’Université de Genève, responsable de l’équipe de recherche sur le Leadership en éducation et formation des cadres scolaires et professeur associé à l’Université de Montréal.
Par la suite, dans le bloc du matin, la lunette du colloque est orientée vers les gestionnaires de CSS. Y sont abordées les relations politico-administratives qui existent au sein des conseils d’administration, les stratégies de négociation intraorganisationnelle déployées par un gestionnaire en quête d’un mandat de négociation et, finalement, la collaboration entre les différents services d’un CSS, sous l’angle de l’interaction entre les acteurs et leur interdépendance. Ce bloc du matin est animé par trois intervenants : Claude St-Cyr, professeur associé à l’Université de Montréal, initiateur du Projet CAR, ancien directeur général de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke; Sébastien Tardif, directeur général du Centre de services scolaire des Laurentides; et Robert Bisaillon, ancien sous-ministre de l’Éducation et principal concepteur de la réforme scolaire.
Dans un troisième temps, le point de mire se déplace vers les gestionnaires d’établissements d’enseignement. Sont traitées les stratégies utilisées par des directions d’écoles au cours de réunions à enjeux d’importance destinées à faire adhérer leurs équipes à des changements imposés par un palier de gouvernance supérieur, la conduite d’une démarche d’idéation collective menant à une organisation scolaire plus flexible et la gestion d’un processus de supervision du personnel enseignant permettant de déterminer leurs besoins en développement professionnel. Ce bloc de l’après-midi est animé par deux intervenants : Isabelle Senécal, directrice de l’innovation pédagogique au Collège Sainte-Anne; et Michel St-Germain, professeur émérite de l’Université d’Ottawa.
Finalement, la conférence de clôture est prononcée par Dominic Bertrand, directeur général du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys.
Thème du colloque :