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Les enjeux d’une appropriation citoyenne de la transition énergétique

BB

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Bertrand Bocquet : Université de Lille

Résumé de la communication

Les contraintes environnementales actuelles posent la question d’une transition énergétique inédite avec de fortes considérations en science expérimentale et en ingénierie, mais aussi économiques, sociales, culturelles, environnementales et territoriales. La transition énergétique préoccupe une multitude d’acteurs qui se reflète dans la loi sur la transition énergétique de 2015. Cette dernière traduit encore timidement la demande latente de la société d’une meilleure prise en compte des questions énergétiques qui la concernent. Nous nous inscrivons dans le cadre conceptuel d’une transition perçue comme une période d’instabilités et d’incertitudes tendant vers un horizon stable non défini a priori mais s’ajustant en fonction de contraintes situées. Nous avons mené une recherche exploratoire dont l’objectif était de repérer des initiatives citoyennes et de les amplifier par des coopérations chercheurs-acteurs. Ce mode d’intervention est issus de nos travaux méthodologiques en Recherche Action Participative. Ce projet a regroupé des chercheurs de différentes disciplines et des acteurs d’organisations de la société civile à but non-lucratif ou des collectifs plus informels. A la suite d’une description des scènes de la participation, nous présenterons les thèmes sociotechniques mobilisés et quelques analyses que nous avons pu tirer sur les enjeux socio-politique et socio-cognitif de nos dispositifs participatifs.

Résumé du colloque

« Une autre science est possible : science collaborative, science ouverte, science engagée, contre la marchandisation du savoir », proposait-on il y a 10 ans lors du colloque de fondation de l’Association science et bien commun. Depuis cet événement, nous nous sommes interrogés avec plus de 200 chercheuses et chercheurs des pays du sud et du nord, professionnels et citoyens, notamment sur les politiques scientifiques, la science comme outil de développement durable, la liberté universitaire, la responsabilité sociale des chercheurs et chercheuses, la science ouverte, le libre accès et la justice cognitive.

Aujourd’hui, comment s’articulent les différentes visions des sciences? Entre l’idéal de la science néolibérale vectrice d’un développement économique mondialisé, l’idéal de la science positiviste qui existe à côté de la société, motivée par la découverte d’une Vérité unique sans égard aux besoins et aux conséquences, l’idéal de la science engagée dans laquelle les savoirs deviennent actifs, vecteurs de progrès social — mais au profit de qui? —, et l’idéal de la science ouverte, qui reconnaît la diversité des savoirs et invite le dialogue — mais peut-être au détriment de son propre pouvoir et d’une certaine cohésion sociale?

Quelles formes prennent aujourd’hui les idéaux alternatifs de la science ouverte, engagée ou inclusive? À quelles activités scientifiques sont-ils associés? Existent-ils encore en marge, peu reconnus, peu soutenus? Devant la crise des changements climatiques et celle de la pandémie de la COVID-19, prennent-ils une nouvelle importance ou sont-ils dénaturés? Comment pourraient-ils être mieux soutenus par les politiques scientifiques des divers pays, par les actions des universités partout dans le monde, et par les chercheurs et chercheuses au nord comme au sud? Quels sont les nouveaux domaines prioritaires émergés ou émergents de la science ouverte, engagée ou inclusive; biodiversité, agroécologie, droits de la personne, énergies?

Contexte

section icon Thème du congrès 2021 (88e édition) :
Du jamais su
section icon Date : 7 mai 2021

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