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Pascal Touoyem : CERDOTOLA
Le Pacte Africain de Développement pour l’Emergence à partir des Traditions est un vecteur de puissance sans précédent. Selon cette nouvelle approche, les ressources humaines et culturelles, notamment les traditions, apparaissent comme moyens de féconder les politiques d’émergence pour faire surgir un vaste champ opératoire de savoirs, savoir-faire, de connaissances et de paradigmes débouchant sur un Nouvel Esprit Scientifique et Industriel susceptible de réformer l’entendement et les systèmes de production. Mais alors, dans quelle mesure cette leçon est-elle prise en compte s’agissant des institutions culturelles et scientifiques de l’Afrique à l’ère de l’Open Science? Le siècle s’était ouvert sur le lancement du leitmotiv de Renaissance africaine dont le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) était le cadre stratégique, opérationnel et d’investissement. Si le NEPAD est devenu entretemps une agence, la culture n’a pas bénéficié d’un niveau comparable d’institutionnalisation. C’est pour identifier ces défis et y répondre dans une perspective d’implication institutionnelle holistique que se propose la présente communication. Elle ambitionne d’apporter les réponses les plus pertinentes aux problématiques relatives aux prescriptions sur les rôles respectifs et communs des gouvernements, forces vives, secteurs privés et ICS en vue de mettre en perspective la puissance africaine et ses enjeux.
« Une autre science est possible : science collaborative, science ouverte, science engagée, contre la marchandisation du savoir », proposait-on il y a 10 ans lors du colloque de fondation de l’Association science et bien commun. Depuis cet événement, nous nous sommes interrogés avec plus de 200 chercheuses et chercheurs des pays du sud et du nord, professionnels et citoyens, notamment sur les politiques scientifiques, la science comme outil de développement durable, la liberté universitaire, la responsabilité sociale des chercheurs et chercheuses, la science ouverte, le libre accès et la justice cognitive.
Aujourd’hui, comment s’articulent les différentes visions des sciences? Entre l’idéal de la science néolibérale vectrice d’un développement économique mondialisé, l’idéal de la science positiviste qui existe à côté de la société, motivée par la découverte d’une Vérité unique sans égard aux besoins et aux conséquences, l’idéal de la science engagée dans laquelle les savoirs deviennent actifs, vecteurs de progrès social — mais au profit de qui? —, et l’idéal de la science ouverte, qui reconnaît la diversité des savoirs et invite le dialogue — mais peut-être au détriment de son propre pouvoir et d’une certaine cohésion sociale?
Quelles formes prennent aujourd’hui les idéaux alternatifs de la science ouverte, engagée ou inclusive? À quelles activités scientifiques sont-ils associés? Existent-ils encore en marge, peu reconnus, peu soutenus? Devant la crise des changements climatiques et celle de la pandémie de la COVID-19, prennent-ils une nouvelle importance ou sont-ils dénaturés? Comment pourraient-ils être mieux soutenus par les politiques scientifiques des divers pays, par les actions des universités partout dans le monde, et par les chercheurs et chercheuses au nord comme au sud? Quels sont les nouveaux domaines prioritaires émergés ou émergents de la science ouverte, engagée ou inclusive; biodiversité, agroécologie, droits de la personne, énergies?
Titre du colloque :