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Marc Delepouve : Conservatoire national des arts et métiers
Pour une appropriation citoyenne des sciences du climat et des rapports du GIEC Les Résumés à l’intention des décideurs des rapports du GIEC présentent des synthèses des connaissances scientifiques relatives au changement climatique et constituent une référence pour la plupart des responsables politiques, pour de nombreux journalistes et dirigeants d’entreprises, pour la société civile. Finalement ils contribuent à la représentation du changement climatique par les populations humaines et exercent une influence sur les stratégies et décisions des décideurs. Notre présentation cherchera à situer ces résumés par rapport à la science ouverte bien commun avant de faire des propositions. Elle se déroulera en 4 parties : - Mode actuel d’élaboration et d’adoption de ces résumés. - Apports des résumés en termes de diffusion de certaines connaissances scientifiques essentielles à l’information du public et aux décisions politiques. - Biais de certains éléments de ces résumés et écarts par rapport aux rapports complets du GIEC et/où à la connaissance scientifique. - Propositions de résumés alternatifs et de conférences de citoyens ayant pour objet la rédaction de certains de ces résumés.
« Une autre science est possible : science collaborative, science ouverte, science engagée, contre la marchandisation du savoir », proposait-on il y a 10 ans lors du colloque de fondation de l’Association science et bien commun. Depuis cet événement, nous nous sommes interrogés avec plus de 200 chercheuses et chercheurs des pays du sud et du nord, professionnels et citoyens, notamment sur les politiques scientifiques, la science comme outil de développement durable, la liberté universitaire, la responsabilité sociale des chercheurs et chercheuses, la science ouverte, le libre accès et la justice cognitive.
Aujourd’hui, comment s’articulent les différentes visions des sciences? Entre l’idéal de la science néolibérale vectrice d’un développement économique mondialisé, l’idéal de la science positiviste qui existe à côté de la société, motivée par la découverte d’une Vérité unique sans égard aux besoins et aux conséquences, l’idéal de la science engagée dans laquelle les savoirs deviennent actifs, vecteurs de progrès social — mais au profit de qui? —, et l’idéal de la science ouverte, qui reconnaît la diversité des savoirs et invite le dialogue — mais peut-être au détriment de son propre pouvoir et d’une certaine cohésion sociale?
Quelles formes prennent aujourd’hui les idéaux alternatifs de la science ouverte, engagée ou inclusive? À quelles activités scientifiques sont-ils associés? Existent-ils encore en marge, peu reconnus, peu soutenus? Devant la crise des changements climatiques et celle de la pandémie de la COVID-19, prennent-ils une nouvelle importance ou sont-ils dénaturés? Comment pourraient-ils être mieux soutenus par les politiques scientifiques des divers pays, par les actions des universités partout dans le monde, et par les chercheurs et chercheuses au nord comme au sud? Quels sont les nouveaux domaines prioritaires émergés ou émergents de la science ouverte, engagée ou inclusive; biodiversité, agroécologie, droits de la personne, énergies?
Titre du colloque :