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Vanessa Fortier-Jordan : Université de Montréal
Le soutien social est communément reconnu comme ayant un effet bénéfique sur la santé et le bien-être. D’un autre côté, parmi les adolescent.e.s trans et non binaires, certain.e.s font appel à des soins médicaux d’affirmation de genre et leur expérience spécifique demeure méconnue. Comment ces jeunes rapportent-iels celui qu’iels reçoivent ?
Cette communication par affiche a pour objectif de présenter les résultats préliminaires d’une de recherche qui vise à mieux comprendre le soutien social dont bénéficient ces adolescent.e.s en examinant différentes formes d’apport des membres de leur réseau social.
S’inscrivant dans un projet canadien plus vaste (Pullen Sansfaçon et coll., IRSC 2016-2020), fait appel à l’analyse secondaire d’entrevues qualitatives menées auprès de 12 adolescent.e.s TNB étant en processus de débuter ou ayant entrepris des traitements médicaux d’affirmation de genre dans une clinique montréalaise. Les interactions sociales de ces jeunes sont analysées à travers une perspective écosystémique, c’est-à-dire que les multiples composantes de leur environnement social sont perçues de façon interactive et intégrée.
Certains microsystèmes procurent un soutien de type émotionnel, concret, et/ou de validation, mais d’autres sont plutôt source de tensions. Les résultats préliminaires apportent un éclairage sur variabilité des expériences de soutien, mais aussi sur la complexité du soutien social offert aux adolescent.e.s trans en transition hormonale.
Les jeunes trans et non binaires pourraient représenter jusqu’à 1,8 % de la population des jeunes, sans compter que jusqu’à 2,5 % d’entre elleux pourraient s’interroger sur leur identité de genre (Clark et coll., 2014; Johns et coll., 2017). Les jeunes vivants aux intersections d’identités multiples vivent des enjeux particuliers, comme le fait d’être bisprirituel.le.s, trans et racisé.e.s ou immigrant.e.s, non.binaires et de vivre avec un handicap physique ou neurosensoriel (Lee et coll., 2020; Baril et coll., 2020; Pullen Sansfaçon et coll., 2019).
Les jeunes mineur.e.s vivent toutefois certaines contraintes pouvant complexifier leurs parcours de transition, notamment sur le plan légal, sans compter l’accès difficile aux soins de santé et de services psychosociaux qu’iels requièrent au Québec et dans le reste du Canada (Cotton et coll., 2019; Taylor et coll., 2020). Plusieurs jeunes vivent également des expériences discriminatoires, que ce soit dans leurs familles, leurs écoles, voire au sein des établissements de soins de santé et de services sociaux (Chamberland et coll., 2011; Giblon et Bauer, 2017; Pullen Sansfaçon et coll., 2018). Si la recherche permet de plus en plus de reconnaître les facteurs de vulnérabilisation et de protection des jeunes TNBB, d’importantes lacunes demeurent dans le développement de pratiques de recherche, d’évaluation et d’intervention qui les concernent.
Ce colloque intersectionnel vise à mettre en valeur les connaissances et les expériences qui permettent de comprendre et de concevoir la complexité du vécu des jeunes trans, non binaires et bispirituel.le.s (TNBB) ainsi que des intervenant·e·s qui les soutiennent, tout en portant attention aux différentes sphères de leur vie. Le colloque est divisé en trois blocs de présentations. Chacun cherche à présenter des savoirs empiriques et théoriques, mais aussi pratiques et expérientiels.
Bloc 1 : Enjeux et défis contemporains de la recherche et de l’intervention auprès des jeunes trans, non binaires et bispirituel.le.s.
Bloc 2 : Enjeux relatifs aux différents environnements (ex. : école, famille, communauté) desquels les jeunes trans, non binaires et bispirituel.le.s font partie.
Bloc 3 : Accès et qualité des soins et des services désignés pour les jeunes trans, non binaires et bispirituel.le.s.
Titre du colloque :