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Diana Miconi : Université de Montréal
Les jeunes des minorités rom et égyptienne en Albanie sont confrontés à de multiples défis, tels que les obstacles à l'éducation, la discrimination, la marginalisation et la pauvreté. Leur situation s'est indéniablement aggravée pendant la pandémie de la COVID-19, qui a exacerbé les disparités sociales et sanitaires préexistantes. Cependant, les expériences des adolescents des minorités rom et égyptienne au cours de la pandémie restent largement non documentées. Cette étude qualitative collaborative et communautaire explore les ressources personnelles et contextuelles des jeunes des minorités rom et égyptienne en Albanie et l'impact de la pandémie sur leur vie pour éclairer les programmes de prévention et intervention. Six groupes de discussion ont été organisés avec 31 adolescents roms et égyptiens âgés de 14 à 20 en Albanie. Une approche thématique a été utilisée pour l'analyse des données. Les résultats ont mis en évidence des acquis développementaux étonnamment faibles pour les jeunes ainsi que d’importants obstacles à l'intégration, à l'emploi et à l'éducation. La famille, certains traits de personnalité et une vision positive du futur étaient considérés comme des facteurs de protection. Cependant, la pandémie a fragilisé la solidarité familiale et communautaire, augmentant l'isolement et les problèmes de santé mentale chez les jeunes. Des interventions communautaires intersectorielles et bottom-up sont nécessaires d’urgence pour soutenir et autonomiser les jeunes.
Le corps est une notion transversale, reprise par de nombreuses disciplines au sein de différentes épistémologies. Au cœur même de la psychologie, le corps convoque de nombreuses significations ainsi que des représentations singulières et multiples. Que ce soit comme lieu premier de l’identité, comme marqueur culturel, comme objet de revendication ou encore comme voie d’expression de ce qui ne saurait se penser, le corps vient dire quelque chose de l’individu, de son monde interne, de son appartenance socioculturelle. Au-delà de ces différentes mises en sens, le corps est sur le devant de la scène dans nos sociétés contemporaines. Qu’il soit agi ou subi, il semble être le lieu de l’expression de la subjectivité, de l’appartenance familiale et culturelle. Que ce soit un corps investi, un corps objet de violence ou encore un corps en « désa-corps », il reste au cœur des objets d’étude de la psychologie. Cependant, dans un au-delà du lien inéluctable qui unit l’individu à son corps, ce dernier vient aussi et surtout révéler la société dans laquelle il évolue. De nombreuses problématiques contemporaines témoignent de cette dimension sociétale, que ce soit dans sa valence créative ou destructrice. Du corps sexuel au corps médicalisé — ou non — de l’enfantement, en passant par les violences — auto ou hétéroagressives — qui lui sont infligées, du corps porteur de la vie à celui porteur de l’histoire, il vient, en filigrane, nous parler d’un « jamais su », d’un impensé. Ainsi, ce que la psychologie apporte sur cette question, c’est ce regard clinique, cette possibilité de mise en sens, à l’entrecroisée des représentations sociales, culturelles et subjectives, dans la double inscription de l’individu dans sa singularité et dans la société.
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