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Gaëtan Botty : Unamur
En FWB, suite à une réforme initiant une gouvernance fondée sur la reddition des comptes (Maroy, 2008), un nouveau corps de professionnels a été initié : les Délégués au Contrat d’Objectifs (DCO). Ces derniers évaluent les plans de pilotage élaborés par les écoles et contractualisent les objectifs d’amélioration prévus dans les 6 ans.
Au nombre de 85, répartis en 9 zones géographiques, ils se sont engagés dans un métier en construction tout en suivant une formation les y préparant. Engagés comme opérateur au sein de cette formation, nos objectifs consistaient à travailler leur posture professionnelle, leur identifié professionnelle individuelle et collective, la réflexivité et à les accompagner dans la rédaction de leur portfolio certificatif. Dans ce cadre, nous souhaitions développer un esprit de corps professionnel dépassant les groupements de zones. Les questions qui ont piloté nos choix étaient : comment initier et faciliter une dynamique collaborative spécifique à un corps professionnel compte tenu de leurs parcours individuels et de leur répartition en zones ? Quel dispositif de formation (intra- et/ou inter- zones) favoriser ? Au terme de la formation, les DCO ont salué les moments où ils étaient répartis inter-zones.
Notre étude portera sur le recueil de données issues des évaluations des formations et analysera en quoi les modalités inter-zones semblent propice au développement de dynamiques collaboratives au sein d’un corps de professionnels émergeant.
Depuis une vingtaine d’années, les politiques éducatives des systèmes éducatifs francophones appellent les enseignants à se concerter de manière à améliorer leurs pratiques de classe et, in fine, l’apprentissage des élèves. Plus récemment, les injonctions au travail collaboratif se sont muées en la promotion de la participation des équipes éducatives à la gestion de l’établissement scolaire (Letor, 2021). À cette fin, les directions cherchent à mobiliser leurs équipes éducatives et leurs partenaires (Progin, Letor, Étienne et Pelletier, 2021).
De nouvelles configurations interdisciplinaires et interprofessionnelles de travail collaboratif s’organisent dans le cadre de projets transversaux, de partenariats entre institutions ou encore de missions hors de la classe (Kherroubi, 2017). Ce travail collaboratif « inter » (-disciplinaire, -niveau, -professionnel, -institution) semble soutenir la mise en place de nouvelles pratiques au sein des écoles ainsi que le développement professionnel des acteurs qui y prennent part (Letor, 2008; Biémar et al., 2020). Il constitue dès lors un enjeu important pour le développement des organisations scolaires. Au-delà des facteurs socioorganisationnels mis en évidence (Chen et Mitchell, 2015; Bouchamma, 2019), nous souhaitons porter un regard spécifique sur le soutien ou l’accompagnement apporté au travail collaboratif, qu’il soit pris en charge par un acteur tiers interne (directeur, coordinateur) ou externe à l’établissement. Comment ce soutien ou cet accompagnement se met-il en place? Par qui est-il pris en charge? Quelles en sont les caractéristiques? Dans quelle temporalité s’inscrit-il? Quels en sont les impacts sur les plans individuel, groupal, organisationnel ou institutionnel tant du côté de la personne qui accompagne que du côté des personnes accompagnées?
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