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Cédric Vanhoolandt : Université de Namur
En Belgique, la Fédération Wallonie Bruxelles est engagée dans une réforme importante de son système éducatif : le Pacte d’excellence. L’implémentation de dispositifs de différenciation et la mise en place d’un accompagnement personnalisé des élèves en sont des axes majeurs.
C’est dans ce contexte, que s’est déroulée une expérience pilote au 1er degré du secondaire (12 à 14 ans) entre 2019 et 2021. Notre équipe de chercheurs (pédagogues et didacticiens) a soutenu 10 écoles volontaires dans les disciplines du français, des sciences et des langues modernes. Les objectifs consistaient à (1) développer des pratiques collaboratives tant entre enseignants qu’entre enseignants et chercheurs, (2) co-construire des pratiques de différenciation et (3) développer une posture réflexive autour de celles-ci. Outre des rencontres régulières en école, plusieurs ateliers ont été menés favorisant une dynamique collaborative interécole au sein d’une même discipline.
Les freins et leviers à la mise en place de ces nouvelles pratiques ont été analysés sur base d’un questionnaire et d’entrevues avec les enseignants, et des rapports des chercheurs. Les équipes accompagnées semblent s’accorder sur le principe que des espaces d’échanges et de collaboration sont essentiels pour soutenir une dynamique de changement pédagogique qui tienne compte des réalités du terrain (approche bottom-up), dans un dialogue entre pairs (inter- et intra-écoles) et ce, avec un accompagnateur issu d’une autre institution
Depuis une vingtaine d’années, les politiques éducatives des systèmes éducatifs francophones appellent les enseignants à se concerter de manière à améliorer leurs pratiques de classe et, in fine, l’apprentissage des élèves. Plus récemment, les injonctions au travail collaboratif se sont muées en la promotion de la participation des équipes éducatives à la gestion de l’établissement scolaire (Letor, 2021). À cette fin, les directions cherchent à mobiliser leurs équipes éducatives et leurs partenaires (Progin, Letor, Étienne et Pelletier, 2021).
De nouvelles configurations interdisciplinaires et interprofessionnelles de travail collaboratif s’organisent dans le cadre de projets transversaux, de partenariats entre institutions ou encore de missions hors de la classe (Kherroubi, 2017). Ce travail collaboratif « inter » (-disciplinaire, -niveau, -professionnel, -institution) semble soutenir la mise en place de nouvelles pratiques au sein des écoles ainsi que le développement professionnel des acteurs qui y prennent part (Letor, 2008; Biémar et al., 2020). Il constitue dès lors un enjeu important pour le développement des organisations scolaires. Au-delà des facteurs socioorganisationnels mis en évidence (Chen et Mitchell, 2015; Bouchamma, 2019), nous souhaitons porter un regard spécifique sur le soutien ou l’accompagnement apporté au travail collaboratif, qu’il soit pris en charge par un acteur tiers interne (directeur, coordinateur) ou externe à l’établissement. Comment ce soutien ou cet accompagnement se met-il en place? Par qui est-il pris en charge? Quelles en sont les caractéristiques? Dans quelle temporalité s’inscrit-il? Quels en sont les impacts sur les plans individuel, groupal, organisationnel ou institutionnel tant du côté de la personne qui accompagne que du côté des personnes accompagnées?
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