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De l’anthropologie à l’anthropogénie : Homo animal techno-sémiotique

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Marc Van Lier : Fondation Anthropogénie Henri VAN LIER

Résumé de la communication

Un socle commun à toutes les anthropologies serait-il envisageable? Une anthropologie fondamentale pourrait-elle fournir une telle assise? Plus radicalement, l’étude de la constitution même d’Homo serait-elle un meilleur point de départ? Au bout du compte, une anthropogénie ayant pour thème la constitution d’Homo dans l’Univers pourrait-elle devenir un fondement possible pour toutes les sciences humaines? Dans son œuvre, Anthropogénie, à laquelle il a consacré 20 ans de sa vie (1982-2002), Henri Van Lier s’est confronté à ces questions. Il les a parcourues systématiquement en trente chapitres, dont quatre proposent des liens forts entre anthropogénie, sémiotique, technique et anthropologies. Homo serait un animal techno-sémiotique. S’appuyant sur son travail, cette brève communication s’intéressera aux origines communes de la technique et de la sémiotique, et plus fondamentalement au socle bio-techno-sémiotique original dont bénéficie cet animal sans équivalent que nous appelons aujourd’hui Homo.

Résumé du colloque

Les études sémiotiques et l’anthropologie connaissent des recoupements disciplinaires évidents, qui ne sont toutefois pas toujours reconnus ou travaillés comme tels. Toutes deux constituent des champs disciplinaires très vastes, qui comprennent des sous-domaines d’étude relativement autonomes, dont l’objet est dans tous les cas multiforme. Si l’anthropologie étudie l’humain, les sociétés et les cultures humaines, elle multiplie pour ce faire ses focales, ses méthodes, ses approches et ses visées, se penchant tant sur le processus biologique d’hominisation et les vestiges archéologiques des sociétés passées que sur la dimension symbolique et les diverses pratiques inhérentes aux cultures et sous-cultures contemporaines. De leur côté, les études sémiotiques traitent des signes et des médiations au moyen desquels les êtres vivants communiquent, interprètent et organisent le monde symbolique et pratique dans lequel ils évoluent au quotidien. En restreignant l’objet de la sémiotique à la sphère d’influence de l’activité humaine, et en considérant l’activité signifiante comme base de toute interaction humaine, nous posons que signe et sens commun forment un seuil pour l’étude des pratiques et des cultures humaines. Mais encore faut-il montrer la pertinence d’établir un seuil aussi fondamental. Ce colloque invite les chercheurs·euses œuvrant en sémiotique, en anthropologie (ou disciplines connexes : ethnologie, linguistique, sociologie, arts et lettres, communication, etc.) à venir partager l’état de leurs recherches et travaux sur les signes humains. Nous intéressent : les pratiques sémiotiques ordinaires, politiques ou artistiques, et plus largement les systèmes de signes, de croyances et l’implication des axiologies sur les échanges et la circulation des biens symboliques dans l’espace public, au sein des groupes humains et des cultures, les méthodes d’enquête en vue d’étudier de tels phénomènes aussi bien que les excursions théoriques qui en découlent.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
manager icon Responsables :
Simon Levesque
Discutant-e- de la session : Angelo Di Caterino Marc Van Lier
section icon Date : 9 mai 2022

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