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Jesse Schnobb : UQO - Université du Québec en Outaouais
Après 100 ans de recherche en gestion de projet, le succès des projets demeure l’exception plutôt que la règle. C’est pourquoi je me suis intéressé à la philosophie des gestionnaires de projet à succès. Le premier défi de cette enquête a été de reconnaître la diversité des pratiques et donc des philosophies en utilisant l’anthropologie philosophique (Latour, 1997, 2007a, 2007b). Le deuxième défi relevé est que pour comprendre une autre philosophie, il faut passer par l’expérience dans le sens qu’en donne John Dewey (1938). Ce faisant, l’enquête devient une expérience textuelle. Le troisième défi relevé est que dans le déplacement de la référence du terrain au papier, il faut utiliser une projection. Le concept de projection provient du domaine de la cartographie mis en valeur par la sémiologie graphique de Jacques Bertin (2013). Le troisième et dernier défi relevé par cette enquête concerne l’intégration des trois solutions identifiées en une seule pratique de gestion de projet scientifique. C’est en empruntant le principe d’holographie de la physique optique que cette intégration est possible (Hecht, 2005). C’est la présentation des trois étapes de cette pratique d’inscription des données holographique qui est le but de cette présentation (Schnobb, 2020). Cette pratique holographique permet de prendre conscience des transformations de la référence que nous réalisons lorsque nous écrivons.
Les études sémiotiques et l’anthropologie connaissent des recoupements disciplinaires évidents, qui ne sont toutefois pas toujours reconnus ou travaillés comme tels. Toutes deux constituent des champs disciplinaires très vastes, qui comprennent des sous-domaines d’étude relativement autonomes, dont l’objet est dans tous les cas multiforme. Si l’anthropologie étudie l’humain, les sociétés et les cultures humaines, elle multiplie pour ce faire ses focales, ses méthodes, ses approches et ses visées, se penchant tant sur le processus biologique d’hominisation et les vestiges archéologiques des sociétés passées que sur la dimension symbolique et les diverses pratiques inhérentes aux cultures et sous-cultures contemporaines. De leur côté, les études sémiotiques traitent des signes et des médiations au moyen desquels les êtres vivants communiquent, interprètent et organisent le monde symbolique et pratique dans lequel ils évoluent au quotidien. En restreignant l’objet de la sémiotique à la sphère d’influence de l’activité humaine, et en considérant l’activité signifiante comme base de toute interaction humaine, nous posons que signe et sens commun forment un seuil pour l’étude des pratiques et des cultures humaines. Mais encore faut-il montrer la pertinence d’établir un seuil aussi fondamental. Ce colloque invite les chercheurs·euses œuvrant en sémiotique, en anthropologie (ou disciplines connexes : ethnologie, linguistique, sociologie, arts et lettres, communication, etc.) à venir partager l’état de leurs recherches et travaux sur les signes humains. Nous intéressent : les pratiques sémiotiques ordinaires, politiques ou artistiques, et plus largement les systèmes de signes, de croyances et l’implication des axiologies sur les échanges et la circulation des biens symboliques dans l’espace public, au sein des groupes humains et des cultures, les méthodes d’enquête en vue d’étudier de tels phénomènes aussi bien que les excursions théoriques qui en découlent.
Titre du colloque :