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Alain A Grenier : UQAM - Université du Québec à Montréal
Le cycle de vie des destinations touristiques amène les acteurs à repenser constamment la destination en termes d’offre (l’expérience — tourisme culturel, d’aventure, de nature, etc.). Ces produits nécessitent des modèles de gestion, soit la manière dont les expériences et le flot des visiteurs seront menés (tourisme de masse, écologique, équitable, durable, etc.).
Il arrive que certains termes soient employés à la fois pour référer à un produit touristique et à un mode de gestion (écotourisme, tourisme durable, etc.), notamment quand le vocable fait partie de l’expérience recherchée. Cela génère un risque de dérapage à des fins de promotion, engendrant un tourisme nuisible à l’environnement.
Le choix des mots n’a pourtant rien d’innocent. Le mot « tourisme » doit ses origines au Grand Tour (1660-1840), phénomène de l’élite britannique et par nature exclusif. Empreint de respect jusqu’aux environs des années 1850, sa démocratisation aux autres classes lui octroie le sens péjoratif qu’on lui connaît encore aujourd’hui. Le besoin de se distinguer, dans le loisir, amène la création d’une terminologie davantage empreinte d’élitisme que de substance au sens de la gestion. Cette communication propose un regard critique sur la typologie des tourismes, afin de distinguer les choix qui s’offrent aux acteurs du tourisme.
Aujourd’hui, Anticosti entre dans une nouvelle ère qui vise à faire de l’île non plus un trésor bien gardé, mais une source d’émerveillement pour le monde entier. Les démarches que la municipalité de L’Île-d’Anticosti et ses nombreux partenaires mènent auprès de l’UNESCO pour son inscription sur la Liste du patrimoine mondial constituent une occasion pour la protection, la conservation et la mise en valeur de ses patrimoines naturel et culturel.
Sur le plan scientifique, la candidature d’Anticosti a été sélectionnée en raison de deux attributs naturels pertinents à la géologie : les attributs stratigraphiques (« histoire de la Terre ») et paléontologiques (« témoignage de la vie »). L’île d’Anticosti est le meilleur laboratoire naturel du monde pour l’étude des fossiles et des couches sédimentaires de la période allant de l’Ordovicien au Silurien, il y a environ 445 millions d’années. Anticosti bénéficie également de nombreux attributs qui en font un lieu extraordinaire pour les amateurs de nature et d’histoire : canyons, grands espaces sauvages, tourbières, rivières à saumon, phares et épaves abandonnés, maisons patrimoniales, etc. Anticosti est un symbole d’une grande nature sauvage où cohabitent faune et présence de l’humain.
En partenariat avec les milieux scientifiques, gouvernementaux et autochtones, la Municipalité de L’Île-d’Anticosti veut mettre en valeur et partager des connaissances sur l’histoire, la culture et les écosystèmes ainsi que présenter au monde entier la valeur universelle exceptionnelle des fossiles d’Anticosti. Ce colloque veut offrir une tribune collective qui permettra de réfléchir et de dégager des pistes d’action qui contribueront au développement durable d’Anticosti en s’appuyant sur le savoir et la recherche.
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