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Rémi Paré-Beauchemin : Université de Sherbrooke
Ces dernières années, les clubs de lecture (journal club en anglais) ont gagné en popularité dans les milieux cliniques (p. ex. Aweid et al., 2021). En présence, en ligne ou asynchrones, ces clubs mobilisent des discussions de groupe autour d’articles scientifiques afin d’apprécier leur contribution à l’avancement des connaissances, de juger de leur qualité et d’estimer leurs retombées pour la pratique (Cetnar et al., 2021). Ils sont aussi jugés efficaces pour enseigner les méthodologies de recherche (Moharari et al., 2009). Cette communication décrit le club de lecture en recherche qualitative implanté par un comité organisateur (deux professeures, une doctorante et un étudiant à la maîtrise) en réponse au besoin des membres étudiants d’un groupe de recherche. Unique, cette activité facultative et hors programme a tenu ses premières rencontres mensuelles en 2021, réunissant 11 membres des trois cycles d’études dans un cadre de bienveillance propice au partage et aux apprentissages. Par sa formule innovatrice, le club repousse les frontières de l’enseignement de la recherche qualitative et repense les modalités traditionnellement pratiquées à l’université. Cette communication partagera les leçons tirées de cette expérience en abordant les enjeux qui ont façonné sa planification et son implantation. Des recommandations seront formulées sur la base des écrits scientifiques et des rétroactions fournies par les membres afin de contribuer à la réussite d’initiatives similaires.
La méthodologie étant au cœur des processus de production des connaissances scientifiques, l’Association pour la recherche qualitative (ARQ) poursuit une réflexion sur les particularités de la formation aux démarches qualitatives. Pour faire suite au colloque qu’elle a tenu en 2019, intitulé « Former par et à l’écriture du qualitatif », l’ARQ propose ce nouvel événement scientifique qui vise à explorer et à expliciter les tensions au cœur de la formation aux méthodologies qualitatives, et ce, tant du point de vue des processus d’enseignement et de transmission — vus du côté des enseignant.e.s — que des processus d’expérimentation et d’appropriation — vus du côté des étudiant.e.s. En raison de leurs aspects non codifiés, ajustés au contexte et créatifs, les démarches qualitatives ne peuvent être enseignées comme une marche à suivre prédéterminée. De plus, leur caractère itératif et indéterminé entre parfois en contradiction avec les milieux formels universitaires. Dès lors, cela incite à examiner les modalités et les conditions de leur mise en œuvre, à questionner comment les enseignant.e.s et étudiant.e.s négocient ces tensions afin d’enseigner et de s’approprier ces méthodologies. L’ARQ souhaite explorer ce sujet sous trois axes explicitant les tensions : 1) entre prescriptions et pratiques, afin d’interroger l’adaptation et la traduction des aspects théoriques et génériques des ouvrages méthodologiques aux terrains variés où la découverte et l’imprévisibilité sont de mise; 2) entre partage et négociation, afin d’explorer le rôle de l’expérimentation pratique, distante d’applications de formules et directives, dans l’échange, l’appropriation, la négociation et la réflexion critique des pratiques méthodologiques; et 3) entre conventions et innovations, afin d’interroger l’interaction entre les nombreuses contraintes issues des conventions, institutionnalisées ou implicites, et la capacité de s’approprier les aspects non codifiés des méthodes qualitatives afin d’innover.
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