pen icon Colloque
quote

Interventionnisme : doit-on sauver les diables de Tasmanie?

ML

Membre a labase

Marie-Pier Ladouceur : Université de Montréal

Résumé de la communication

En 1996, le premier cas de tumeur faciale contagieuse a été détecté chez un diable de Tasmanie. Cette tumeur faciale se transmet rapidement lors des interactions sociales et son taux de mortalité frôle le 100% (Harrington 2011). Depuis ce premier cas, la population de diables de l’est de la Tasmanie a connu un déclin de plus de 90% (Hamede et al. 2015). Cette présentation propose de réfléchir aux enjeux éthiques et environnementaux tels que le risque d’extinction et de déséquilibre écosystémique qui découlent du déclin de la population de diables de Tasmanie. Plus précisément, la légitimité des interventions humaines sera remise en question.Dans le cas de maladies comme le cancer, les interventions possibles afin de venir en aide à une population animale sont l’isolement, l’abattage, la modification génétique et la vaccination. Les principaux arguments servant à justifier ce type d’interventionnisme sont le devoir d’assistance et le désir de réduire la souffrance. Pour ce qui est des objections à cette pratique, l’argument de la faillibilité de Peter Singer et les objections au devoir d’assistance de Gary Francione et de Tom Regan seront examinés.


Résumé du colloque

Afin de faire écho au thème du 89e Congrès de l’Acfas, intitulé Sciences, innovations, sociétés, la Société de philosophie du Québec invite ses membres à réfléchir à la complexité et à la richesse des rapports (passés, présents et futurs) entre science, philosophie et société.

Érigées en champs de recherche autonomes, la philosophie et la science se sont développées de concert, nouant à chaque époque des rapports singuliers mais aussi changeants. Dans l’Antiquité, la philosophie s’institue en rupture avec l’opinion et coïncide avec la science en tant que quête de la vérité. À l’époque moderne, l’expression philosophie naturelle évoque encore l’idée selon laquelle la science et la philosophie relèvent d’une même entreprise intellectuelle.

Du tronc commun auquel elles appartenaient jusqu’alors, la physique, la chimie, la biologie et la psychologie s’autonomisent entre le 17e et le 19e siècle. Au 20e siècle, la phénoménologie et la philosophie analytique vont s’engager dans des voies qui opposeront frontalement science et philosophie. Néanmoins, dans le sillage du retour du naturalisme, les rapports entre la philosophie et les sciences empiriques seront une fois de plus appelés à se réinventer. Parfois envisagées comme étant « sur le même bateau », la science et la philosophie ont connu un nouveau rapprochement qui déboucha plus récemment sur l’idée d’une « philosophie expérimentale ».

Alors que la science est appelée à servir de fondement à la décision politique, réfléchir aux configurations qu’ont connues la science et la philosophie dans l’histoire de la pensée philosophique conduit à interroger de nouveau le rôle de la philosophie dans la science et dans la société plus largement. Comment et par quelles voies la philosophie peut-elle contribuer à la science? Inversement, qu’est-ce que la science peut amener à la philosophie, et comment décrire cet apport? Et comment ce dialogue pourrait-il enrichir la contribution de la philosophie aux grands débats de société?

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
news icon Thème du colloque :
Science, philosophie, société
section icon Date : 9 mai 2022

Découvrez d'autres communications scientifiques

news icon

Titre du colloque :

Science, philosophie, société

Autres communications du même congressiste :

news icon

Thème du colloque :

Science, philosophie, société