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Le potentiel d’utilisation des données géospatiales massives et de l’infonuagique pour la surveillance de la cryosphère

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Charles Gignac : Université Laval

Résumé de la communication

La dernière décennie a été particulièrement active au niveau du lancement de capteurs d’observation de la Terre (OT). En parallèle à cet essor soutenu, nous avons pu observer une tendance à la démocratisation de l’accès aux données et aux capacités de traitement. Il en résulte des pétabytes d’informations géospatiales (e.g. programmes Copernicus et Landsat) et climatiques (e.g. Réanalyses ERA-5 et DayMet) stockés dans des entrepôts de données et rendus disponibles au grand public via l’infonuagique et des plateformes d’analyse comme Google Earth Engine et Microsoft Planetary Computer.

Ces outils émergeants présentent un énorme potentiel stratégique pour l’étude de la cryosphère en permettant d’automatiser l’accès aux données, les prétraitements, les analyses géospatiales et statistiques ainsi que la présentation des données. De plus, ces plateformes, contrôlées via un interface applicatif de programmation (API) simple, donnent accès à des infrastructures de calcul de haute-performance (HPC) et évitent aux usagers les aléas du stockage et du traitement local, souvent gourmand en ressources et en temps-machine.

Pendant cette présentation, outre une discussion du potentiel d’application des plateformes d’infonuagique géospatiale dans le cadre de l’étude de la cryosphère, un exemple d’application pour l’étude des glaces marines sous Google Earth Engine, développé dans le cadre du projet QAUJJIKAUT (Alerte, en Inuktitut) sera présenté et des perspectives d’applications abordées.

Résumé du colloque

L’observation de la Terre (OT) a depuis longtemps fait ses preuves en appui à la prise de décisions éclairées dans de multiples champs, dont l’agriculture, l’hydrologie, la foresterie et la sécurité civile. Par ailleurs, au cours de la dernière décennie, un essor technologique et conceptuel intense a amené une multiplication des capteurs, un raffinement majeur des résolutions autant spatiales que temporelles, certes signes précurseurs de développement, mais aussi d’enjeux sociétaux.

S’inscrivant dans la foulée du colloque Acfas 2021, L’observation de la Terre à l’ère de la 4e révolution industrielle, cette édition se concentre sur quatre tendances clés : 1) l’introduction de nouveaux capteurs et plateformes innovantes; 2) les défis posés par les données massives; 3) l’utilisation de l’intelligence artificielle; et 4) la démocratisation de l’accès et de l’analyse des données.

En premier lieu, les nouveaux capteurs (LiDAR, hyperspectral) et plateformes (drones, CubeSat) repoussent les frontières radiométriques et spatiales, permettent la concrétisation de séries temporelles fiables et encouragent l’entrée de nouveaux joueurs dans le milieu. La multiplication des données d’OT nécessite quant une gestion de mégadonnées pour lesquelles les requêtes et l’analyse exigent des compétences complexes et un savoir-faire unique. Par ailleurs, l’IA s’étant rapidement imposée comme incontournable en OT, ses capacités d’automatisation et d’analyse révolutionnent le domaine du traitement des images, mais, en contrepartie, provoquent des questionnements éthiques et sociétaux importants. Enfin, l’accès et l’analyse de données d’OT se sont démocratisés grâce à l’infonuagique : ce nouveau paradigme ouvre la porte à une nouvelle clientèle de praticiens et praticiennes multidisciplinaires.

Ces avancées scientifiques et techniques constituent des tremplins d’innovation et de collaboration d’une valeur inestimable pour notre communauté et sont, comme il est déjà possible de l’observer, une voie d’avenir prometteuse.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 9 mai 2022

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