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Bruno Pilote : Université Laval
De plus en plus de programmes de formation utilisent des activités de simulations par immersion clinique. Bien que cette modalité soit efficace et efficiente pour soutenir le développement de compétences, certains éléments peuvent en entraver l’atteinte. À ce titre, mentionnons une charge cognitive trop faible ou encore une charge cognitive trop élevée. Dans un cas comme dans l’autre, une charge cognitive inadéquate compromet l’atteinte des compétences. Il est donc essentiel de minimiser l’impact de ce facteur dans la formation.
Dans cette présentation, l’attention sera dirigée vers la surcharge. Il s’agit d’une situation qui se produit lorsque la charge cognitive totale devient si grande qu’elle dépasse les capacités de la mémoire de travail de la personne. Alors, cette personne n’est plus en mesure d’encoder efficacement le script d’apprentissage prescrit dans sa mémoire à long terme et de fait de le mobiliser ultérieurement.
Par l’entremise de la théorie sur la charge cognitive, cette présentation abordera les stratégies permettant de réduire le risque de surcharge cognitive. Elle survolera initialement les trois types de charges cognitives; intrinsèque, extrinsèque et pertinente
ainsi que leurs interactions. Elle s’attardera ensuite aux moyens permettant d’évaluer et d’influencer chacun de ces types de charges. Au terme de cette présentation, chaque membre participant pourra identifier d’une part les sources de surcharge et d’autre part les moyens d’intervenir.
Au cours des 20 dernières années, la simulation clinique a connu une progression fulgurante dans les programmes de formation des professionnels de la santé. Fondée sur des principes d’apprentissage expérientiel et situé, cette stratégie pédagogique vise à remplacer ou à amplifier une expérience réelle par une expérience guidée, immersive, interactive et réaliste. Les activités de simulation sont généralement très appréciées des apprenants et des apprenantes. Les résultats de recherche tendent aussi à appuyer leur efficacité pour l’apprentissage et le rehaussement de la qualité des soins.
Dans les milieux cliniques et universitaires, on assiste à une diversification des modalités et au développement d’innovations en simulation. Les formateurs et formatrices disposent aujourd’hui de technologies leur permettant de simuler des situations de soins dans différents contextes d’apprentissage. La réalité virtuelle ou des principes de gamification sont des innovations qui ont aussi fait leur apparition. Par ailleurs, la simulation n’est plus seulement réservée au domaine des soins critiques; elle est maintenant exploitée dans des spécialités variées, telles que la santé communautaire, la santé mentale ou la périnatalité.
Parallèlement, la recherche sur la simulation a connu une croissance fulgurante. En comparaison avec d’autres stratégies éducatives, une quantité importante de connaissances scientifiques appuient l’efficacité de la simulation pour favoriser le développement des compétences et améliorer la qualité des soins. Or, les chercheurs se questionnent de plus en plus sur les mécanismes qui sous-tendent ces effets et l’apport potentiel de différentes modalités de simulation. Il ne s’agit plus de déterminer si la simulation permet d’apprendre, mais bien de comprendre comment elle contribue au développement des compétences et comment optimiser son utilisation.
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