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L’inclusion c’est beau, mais… Dans un contexte de dénormalisation, qu’en est-il du rôle de la direction d’école?

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Edna Robichaud : Université de Moncton

Résumé de la communication

L’évolution de notre société, les législations, les lois et politique nous amènent à repenser l’école dans sa globalité (Ramel et Doublin, 2009). En septembre 2013, le Nouveau-Brunswick s’est doté d’une politique sur l’inclusion scolaire. Aujourd’hui, après pandémie, cette dernière soutient plus que jamais l’école dans toutes ses formes. Bien que de nouvelles politiques inclusives soient désormais effectives au sein du système scolaire néobrunswickois, pour plusieurs, le concept de l’inclusion demeure un processus difficile à mettre en pratique (Aucoin et Thériault, 2020). Parmi tous les acteurs qui ont un rôle à jouer, Bélanger et Duchesne (2012, p.58) estiment que « ce sont les directions d’école qui donnent impulsion à l’inclusion et lui confèrent une signification concrète dans le contexte de leur école ». Ainsi, en nous appuyant sur une initiative pratique, nous présenterons le « Modèle Robichaud » un modèle de réussite qui mettra en place, tel que préconisé par Ramel et Benoit (2011), un cadre cohérent et rassurant permettant d’y inscrire non seulement des valeurs, mais également des moyens qui reposent sur la mobilisation de toute une communauté. Ce modèle, qui s’est vu décerner une reconnaissance nationale en matière inclusive, mettra en lumière le concept du leadership partagé valorisant ainsi la capacité et l’intelligence collective de toute une équipe.

Résumé du colloque

Depuis quelques décennies, le Canada tend vers le développement de systèmes éducatifs ancrés dans un paradigme d’éducation inclusive, chacune des provinces étant à des étapes différentes de ce processus (LISIS, 2012). Ce dernier vise à répondre de façon équitable aux besoins des élèves en étant inclusif de leurs diversités (ex. : situation de handicap, diversité socioculturelle, linguistique, de genre, etc.) (Potvin, 2014), le personnel enseignant occupant un rôle central dans ce processus (Fortier et al., 2018).

Ainsi, dans son emploi, le personnel enseignant est amené à assumer des tâches qui varient selon les réalités et les parcours diversifiés de leurs élèves (Mukamurera et al., 2019). Néanmoins, ces tâches plurielles peuvent parfois alimenter un haut taux de stress vécu par plusieurs au quotidien (TALIS, 2018). La lourdeur du travail enseignant, pouvant être perçue d’un point de vue quantitatif (ex. : nombre de tâches assumées) et qualitatif (ex. : ressources nécessaires), a fréquemment été étudiée (voir Tardif, 2013). Si plusieurs régions dans le monde observent ces phénomènes (García-Arroyo et al., 2018), le Canada n’y fait pas exception. Par ailleurs, la pandémie de COVID-19 a contribué à ébranler la santé mentale du personnel enseignant déjà fragilisée (Sokal et al., 2020).

Afin de favoriser le bien-être du personnel enseignant ainsi que la mise en place d’une éducation inclusive, plusieurs écrits soulignent la nécessité de s’appuyer sur la responsabilité collective de la communauté éducative (CSE, 2017 et 2020). Le présent colloque vise à créer une vue prismatique sur divers environnements et stratégies susceptibles de soutenir le travail enseignant dans des sociétés qui tendent vers l’éducation inclusive : par le milieu scolaire, la communauté ou les familles, par les pratiques ou les dispositifs mis en place dans la classe, par la formation initiale et continue, et ce, dans différents contextes de la francophonie canadienne.

Le corpus de recherches qui superpose les enjeux du bien-être et du travail enseignants, ainsi que l’éducation inclusive en dépassant le champ de l’adaptation scolaire, en englobant toutes les diversités des élèves (Bauer et al., 2019) est ténu. Si ces deux thématiques sont étudiées dans divers contextes particuliers, elles ne sont que rarement abordées dans une perspective pancanadienne. Ainsi, nous souhaitons favoriser une réflexion commune entourant la question suivante : comment être inclusifs au vu des besoins de chacun des élèves sans se sentir dépassés par le travail que cela semble représenter? En ce sens, avec les pénuries actuelles du personnel scolaire qui sévissent dans la francophonie canadienne (Sirois et al., 2021), il paraît nécessaire de s’appuyer sur les ressources déjà présentes dans chacun des milieux scolaires afin de soutenir le travail enseignant dans la mise en place d’une éducation inclusive.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 9 mai 2022

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