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Houria Abdennebi-Oularbi : Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou
L’expansion urbaine est rapide à Alger : plus de trois millions d’habitants. La sècheresse suivie d’inondations dégradent le bâti et affectent l’environnement. Les incendies d’août 2021 en Kabylie et à Boumérdes ont fait suffoquer Alger. La diminution des précipitations, la forte évaporation provoquent le stress hydrique. Des mesures de rationnement de l’eau des ménages sont prises par les pouvoirs publics. Dans les quartiers d’Alger comme Hussein Dey, El Biar l’eau coule une fois tous les deux jours. Mais dans les villes moyennes en périphérie comme Bab ezzouar, Reghaia notamment dans les grands ensembles, l’eau n’accède pas toujours aux appartements. Les populations réclament et s’insurgent. Si les paraboles ont hérissé les toits d’Alger durant les années 1980, c’est au tour des citernes en plastique de poindre sur les toits d’Alger en 2021. Chaque ménage s’empresse de faire sa réserve d’eau. Le prix des légumes a triplé avec la pandémie de Covid-19 et les campagnes vouées aux agricultures familiales, confrontées aux incendies se dépeuplent. L’Algérie est dépendante structurellement au niveau alimentaire. Elle est le premier pays importateur de produits alimentaires en Afrique. La rareté des eaux, les dommages environnementaux, le réchauffement climatique et l’urbanisation anarchique impactent-ils la sécurité alimentaire des villes d’Algérie ?
Les fortes inondations, les grandes vagues de chaleurs, les sécheresses prolongées et autres phénomènes météorologiques viennent s’abattre sur les villes avec différentes nouvelles formes d’agressivité sur le bâti, les infrastructures et sur les fonctions urbaines au moment où les regards sont orientés vers la pandémie de COVID-19, la vaccination et les actions à prendre pour protéger la population et minimiser les effets négatifs et désastreux sur leur économie. Cela nous oblige à revenir encore une fois, dans cette 3e édition du colloque, sur l’adaptation aux changements climatiques pour mettre sous les feux les différentes nouvelles formes d’adaptation aux changements climatiques dans les villes des pays développés et également dans les pays en voie de développement. Les villes sous leurs formes actuelles restent très sensibles aux changements climatiques, ce qui influe sur le bien-être des populations, surtout dans ce contexte actuel.
De nombreux pays du monde essaient de s’engager dans des stratégies, des actions et des réflexions pour renforcer la résilience de leurs villes et permettre également à la population de s’habituer à certaines actions. Mais il semble que la situation ne soit pas identique pour l’ensemble des pays, ce qui oblige certains d’entre eux à accélérer leur intervention et à s’inspirer des actions utilisées ailleurs dans ce domaine.
Les actions d’adaptation déjà engagées et projetées pour l’après-pandémie de COVID-19 pour réduire les répercussions sur le milieu urbain seront également cernées pour cibler les meilleures actions permettant l’amélioration de la résilience des villes et du bien-être des populations.
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