Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Yadh Zahar : Université de Carthage
La situation géographique des villes du sud de la Tunisie, à l’étage climatique aride inférieur, et la morphologie urbaine souvent au creux de cuvettes entourées de reliefs traversée par des cours d’eau incisifs et puissants en crues, en font des villes particulièrement exposées aux risques naturels d’inondations accompagnées de charriages importants. Ces villes ont toujours subi des fléaux et des risques naturels, mais la faible extension du tissu urbain de l’époque, n’en faisait pas des villes particulièrement vulnérables. Ce n’est que ces dernières décennies que l’étalement urbain a aggravé la situation, pour occuper de plus en plus des zones vulnérables ; soit en relief et sur des terres en pentes, soit en bas-fond et à proximité des oueds à débordement. Les inondations de l’époque récente : Tataouine (2016), Redeyef (2009), Meknassy (1990), Tamerza (1969), etc. ont mis en exergue les risques récurrents, et la vulnérabilité de ces villes prédésertiques, installées ancestralement à côté des cours d’eau (pour l’accès à l’eau) et en bas-fonds de relief (pour se protéger des fléaux naturels des tempêtes de sables), mais qui se trouvent aujourd’hui vulnérables aux risques hydrologiques et géomorphologiques extrêmes. Ces changements hydrologiques avérés par les mutations urbaines et l’imperméabilisation des sols, témoignent d’une vulnérabilité accrue des populations et des biens. Dans un contexte de changements climatiques, ces risques vont s’exacerber à l’avenir dans le cas..
Les fortes inondations, les grandes vagues de chaleurs, les sécheresses prolongées et autres phénomènes météorologiques viennent s’abattre sur les villes avec différentes nouvelles formes d’agressivité sur le bâti, les infrastructures et sur les fonctions urbaines au moment où les regards sont orientés vers la pandémie de COVID-19, la vaccination et les actions à prendre pour protéger la population et minimiser les effets négatifs et désastreux sur leur économie. Cela nous oblige à revenir encore une fois, dans cette 3e édition du colloque, sur l’adaptation aux changements climatiques pour mettre sous les feux les différentes nouvelles formes d’adaptation aux changements climatiques dans les villes des pays développés et également dans les pays en voie de développement. Les villes sous leurs formes actuelles restent très sensibles aux changements climatiques, ce qui influe sur le bien-être des populations, surtout dans ce contexte actuel.
De nombreux pays du monde essaient de s’engager dans des stratégies, des actions et des réflexions pour renforcer la résilience de leurs villes et permettre également à la population de s’habituer à certaines actions. Mais il semble que la situation ne soit pas identique pour l’ensemble des pays, ce qui oblige certains d’entre eux à accélérer leur intervention et à s’inspirer des actions utilisées ailleurs dans ce domaine.
Les actions d’adaptation déjà engagées et projetées pour l’après-pandémie de COVID-19 pour réduire les répercussions sur le milieu urbain seront également cernées pour cibler les meilleures actions permettant l’amélioration de la résilience des villes et du bien-être des populations.
Titre du colloque :
Thème du colloque :