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Manon Pamar : Université de Montréal
Des chercheurs universitaires rattachés au Centre International de Criminologie Comparée, à l’Université du Québec à Trois-Rivières et à l’Université de Montréal ont souhaité mieux comprendre les niveaux de connaissance de la population canadienne à l’endroit des mécanismes de contrôle et de régulation de l’activité policière et des interventions policières. Plus précisément, les thématiques entourant le niveau de satisfaction à l’endroit du travail des policiers, le niveau de connaissance et les perceptions du système de gestion des déviances policières, l’opinion quant à une intervention policière fictive et, finalement, le niveau de satisfaction lors des derniers contacts avec un ou des policiers ont été abordées. La collecte des données a été réalisée auprès de 6000 répondants par sondage en ligne. L’échantillon a été tiré de façon aléatoire à partir du panel d’internautes d’une firme commerciale. Les premiers résultats permettront d’apporter des réponses aux interrogations qui gravitent autour des niveaux de confiance accordés à la police, des niveaux de connaissance du citoyen moyen des organisations de surveillance civile, et de l’utilisation des médias sociaux.
La réalité policière actuelle fait l’objet de discussions partout dans le monde. Par ailleurs, il souffle un vent de questionnement envers la profession. Que devrait faire la police? Comment? Quelle formation les policiers devraient-ils recevoir? Comme le métier de policier est exigeant tant physiquement que mentalement, quel type de soutien ces travailleurs devraient-ils recevoir? Quand?
Au Québec, le Comité consultatif sur la réalité policière a déposé, en 2021, un rapport très attendu dans lequel il faisait écho aux témoignages de très nombreux intervenants sur une foule de sujets. Il en est ressorti 138 recommandations, dont une est justifiée par la nécessité de « favorise[r] l’amélioration continue des interventions et des pratiques » (p. 32) par la consolidation de la recherche universitaire sur la police.
Ce colloque vise à mettre en valeur la recherche actuellement menée sur des sujets évoqués dans le rapport du comité consultatif. Il s’agit d’un « premier » pas vers l’établissement d’une communauté de chercheuses et chercheurs intéressés par le sujet, mais adoptant des points de vue multiples. D’abord, le travail policier fera l’objet de deux présentations : une lors de laquelle il sera question de la préservation de la santé mentale des policiers, et l’autre, du désengagement policier. Ensuite, la formation des policiers sera abordée par le biais des premiers résultats d’une étude longitudinale visant à suivre les trajectoires professionnelles de futurs policiers. Les outils de travail mis à la disposition des policiers seront aussi discutés, en particulier l’impact des caméras corporelles sur les perceptions citoyennes. Enfin, deux présentations porteront sur les systèmes québécois et canadiens de contrôle des déviances policières.
Les discussions actuelles sur la place de la police dans notre société nécessitent des bases empiriques solides que la recherche universitaire peut et veut fournir.
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