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Pascale Marcotte : Université Laval
La désignation de patrimoine mondial de l’UNESCO vise la protection, la conservation, la mise en valeur et la transmission de biens de valeur universelle exceptionnelle aux générations futures.
Si le développement touristique des biens reconnus n’est pas un objectif de cette reconnaissance internationale, il peut contribuer de différentes façons à en soutenir la mission. Par la fréquentation des lieux, le tourisme peut sensibiliser les visiteurs comme les résidents à ce caractère exceptionnel, comme favoriser l’éducation et l’attachement au patrimoine. Les retombées économiques potentielles peuvent aussi soutenir et encourager les communautés à prendre soin de ce bien. Depuis les trente dernières années, cette reconnaissance a été de plus en plus utilisée par les gestionnaires de territoire afin d’en faire un « produit touristique » et de promouvoir les destinations « labellisées » et reconnues par les plus hautes instances comme étant « exceptionnelles ». Malgré les programmes liant patrimoine mondial et tourisme durable, certains sites ont aussi connu une pression touristique croissante, déplaçant le rapport de force entre tourisme et protection.
La présentation sera l’occasion de partager des réflexions sur la mise en valeur, la protection, l’attachement et le tourisme dans les sites naturels, et de les appliquer au cas de l’île d’Anticosti.
Aujourd’hui, Anticosti entre dans une nouvelle ère qui vise à faire de l’île non plus un trésor bien gardé, mais une source d’émerveillement pour le monde entier. Les démarches que la municipalité de L’Île-d’Anticosti et ses nombreux partenaires mènent auprès de l’UNESCO pour son inscription sur la Liste du patrimoine mondial constituent une occasion pour la protection, la conservation et la mise en valeur de ses patrimoines naturel et culturel.
Sur le plan scientifique, la candidature d’Anticosti a été sélectionnée en raison de deux attributs naturels pertinents à la géologie : les attributs stratigraphiques (« histoire de la Terre ») et paléontologiques (« témoignage de la vie »). L’île d’Anticosti est le meilleur laboratoire naturel du monde pour l’étude des fossiles et des couches sédimentaires de la période allant de l’Ordovicien au Silurien, il y a environ 445 millions d’années. Anticosti bénéficie également de nombreux attributs qui en font un lieu extraordinaire pour les amateurs de nature et d’histoire : canyons, grands espaces sauvages, tourbières, rivières à saumon, phares et épaves abandonnés, maisons patrimoniales, etc. Anticosti est un symbole d’une grande nature sauvage où cohabitent faune et présence de l’humain.
En partenariat avec les milieux scientifiques, gouvernementaux et autochtones, la Municipalité de L’Île-d’Anticosti veut mettre en valeur et partager des connaissances sur l’histoire, la culture et les écosystèmes ainsi que présenter au monde entier la valeur universelle exceptionnelle des fossiles d’Anticosti. Ce colloque veut offrir une tribune collective qui permettra de réfléchir et de dégager des pistes d’action qui contribueront au développement durable d’Anticosti en s’appuyant sur le savoir et la recherche.
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