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Imène Khetir : Université de Montréal
Problématique : Dans l’optique de perfectionner l’utilisation de la simulation clinique, il importe de se questionner sur la qualité des débriefings et surtout sur la perception qu’en ont les étudiant(e)s. L’outil le plus utilisé à cet effet est le Debriefing Experience Scale (DES; Reed, 2012) qui évalue l’expérience et l’importance du débriefing selon les étudiant(e)s. Cet outil n’est pas disponible en français et il est essentiel de s’assurer qu’il soit adapté au contexte et à la population auprès de qui on souhaite l’utiliser. But : Traduire en français, adapter au contexte de formation québécois et valider le contenu du DES.
Méthode : Selon les recommandations de Sousa et Rojjanasrirat (2011), le DES a été traduit en français et rétrotraduit en anglais pour obtenir une version française de l’outil. Celle-ci sera évaluée par 6-10 expert(e)s en simulation par rapport à la pertinence et la clarté de ses énoncés. Un échantillon de convenance de 10-40 étudiant(e)s en sciences infirmières sera sollicité pour évaluer la clarté des énoncés de l’outil. La collecte de données est en cours et se terminera en avril 2021.
Résultats : Nous présenterons les résultats de pertinence et de clarté des 20 énoncés de l’outil et sa version finale en français.
Retombées : Ce sera le premier outil en français présentant une validité de contenu et adapté au contexte de formation québécois qui permettra d’obtenir des données sur la qualité des débriefings selon la perspective des étudiant(e)s.
Au cours des 20 dernières années, la simulation clinique a connu une progression fulgurante dans les programmes de formation des professionnels de la santé. Fondée sur des principes d’apprentissage expérientiel et situé, cette stratégie pédagogique vise à remplacer ou à amplifier une expérience réelle par une expérience guidée, immersive, interactive et réaliste. Les activités de simulation sont généralement très appréciées des apprenants et des apprenantes. Les résultats de recherche tendent aussi à appuyer leur efficacité pour l’apprentissage et le rehaussement de la qualité des soins.
Dans les milieux cliniques et universitaires, on assiste à une diversification des modalités et au développement d’innovations en simulation. Les formateurs et formatrices disposent aujourd’hui de technologies leur permettant de simuler des situations de soins dans différents contextes d’apprentissage. La réalité virtuelle ou des principes de gamification sont des innovations qui ont aussi fait leur apparition. Par ailleurs, la simulation n’est plus seulement réservée au domaine des soins critiques; elle est maintenant exploitée dans des spécialités variées, telles que la santé communautaire, la santé mentale ou la périnatalité.
Parallèlement, la recherche sur la simulation a connu une croissance fulgurante. En comparaison avec d’autres stratégies éducatives, une quantité importante de connaissances scientifiques appuient l’efficacité de la simulation pour favoriser le développement des compétences et améliorer la qualité des soins. Or, les chercheurs se questionnent de plus en plus sur les mécanismes qui sous-tendent ces effets et l’apport potentiel de différentes modalités de simulation. Il ne s’agit plus de déterminer si la simulation permet d’apprendre, mais bien de comprendre comment elle contribue au développement des compétences et comment optimiser son utilisation.
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