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Accès des autochtones ivoiriens à leurs terres de base

DA

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Diamoi Joachim Agbroffi : Université Alassane Ouattara

Résumé de la communication

La présente communication qui traite de l’accès des communautés autochtones ivoiriennes à leurs terres de base, résulte d’une enquête de terrain, par observation directe, participante et par entretien, auprès d’une population cible de 750 personnes. La répartition est la suivante : 300 autochtones, 200 allochtones et 250 allogènes. Comment explique-t-on le non accès des autochtones à leurs terres de base ?

Les cultures agricoles café-cacao, initiées par les colons, ont débuté dans l’Est de la Côte d’Ivoire. Ces colons ont eu recours à une main-d’œuvre voltaïque, aujourd’hui burkinabé, qu’ils partaient chercher eux-mêmes. Des Ivoiriens y allaient chercher de la même main-d’œuvre. D’autres Burkinabès venaient eux-mêmes à la recherche du travail. Des Maliens ont emboîté leur pas. Les paysans ivoiriens ont employé un grand nombre d’ouvriers agricoles, beaucoup produit et permis au pays d’occuper un bon rang mondial. Toutefois, en raison de ce grand nombre d’employés ; du bas prix d’achat des produits agricoles bord champ, pratiqué et du paiement qui se faisait en petites tranches, les Ivoiriens sont restés redevables à leurs employés. Cette situation d’endettement croissant est aggravée par l’appauvrissement des sols de cette zone. La culture extensive aidant, leurs espaces cultivables se réduisaient et n’existent plus. Ce sont les raisons de leur déplacement à l'Ouest. Des lois modernes votées rendent impossible leur accès à leurs territoires de base.

Résumé du colloque

Cette proposition de colloque est portée par le Centre de recherche sur le développement territorial (CRDT), qui rassemble les chercheurs des universités québécoises intéressés par le développement territorial et plus particulièrement par les dynamiques de développement-régression qui touchent les régions non métropolitaines. Ces territoires sont soumis à des tensions qui se renouvellent continuellement. Longtemps analysées en termes économiques autour de la relation de dépendance qui lie ces territoires aux aires métropolitaines et aux capitaux extérieurs, les dynamiques de ces territoires sont aujourd’hui regardées en s’intéressant à la diversité des conditions sociales et environnementales qui les caractérisent.

La période récente apporte son lot de questions qui, si elles ne sont pas toujours nouvelles, interrogent les modalités d’une transition de nos économies et de nos sociétés vers des modèles de développement qui sachent corriger les problèmes écologiques et sociaux engendrés par des systèmes de production qualifiés parfois de « productivistes » ou « extractivistes » et bâtir de nouvelles perspectives. La récente crise sanitaire a apporté son lot de questions autour de l’organisation du travail, de l’occupation du territoire, des approvisionnements de proximité, de la numérisation. Les territoires non métropolitains ont été confrontés à des questions criantes relatives au logement, aux transports, à l’accès aux réseaux haut débit, à des mobilités inédites (temporaires ou non), voire à l’approvisionnement en denrées de base. Le secteur des services s’en est trouvé bouleversé, avec une division du travail entre celles et ceux pouvant effectuer leur travail à distance et d’autres contraints d’effectuer leurs tâches en « présentiel », sans parler des nombreux métiers qui n’ont eu d’autre choix que de se réinventer.

C’est à une réflexion autour de ces transformations qu’invite le CRDT pour ce colloque dans le cadre du congrès 2022 de l’Acfas.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 10 mai 2022

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