pen icon Colloque
quote

Appétit des consommatrices et consommateurs pour des options d’emballages réutilisables dans leur panier d’épicerie

VP

Membre a labase

Valérie Patreau : Polytechnique Montréal

Résumé de la communication

La pollution liée aux enjeux du plastique est de plus en plus documentée dans la littérature scientifique. Le plastique est un matériau léger, résistant, manipulable qui ne coûte pas cher, ce qui en fait un matériau toujours plus utilisé, notamment pour produire des produits et emballages à usage unique jetables, causant ainsi des enjeux de gestion en fin de vie. Ces produits et emballages se retrouvent en grande quantité enfouis dans des dépotoirs, incinérés ou exportés dans des pays qui n’ont pas la capacité de les recycler adéquatement. Dans les travaux présentés ici, la réduction à la source des emballages est à l’étude et vise à évaluer la volonté des consommateurs à s’engager vers une consommation basée sur des emballages réutilisables. La volonté de payer pour l’achat de différents produits effectués en vrac avec des contenants réutilisables personnels ou consignés sera analysée. Les résultats préliminaires d’un sondage pancanadien effectué auprès des consommateurs seront présentés. Ces résultats vont venir alimenter une réflexion plus large sur les leviers et défis d’une consommation zéro déchet et notamment les mesures publiques et outils d’écofiscalité qui peuvent être mis en place pour rendre la chaîne de valeur du plastique plus durable.

Résumé du colloque

L’économie circulaire fait de plus en plus consensus sur le plan international comme système de production et de consommation capable, du moins en théorie, de rallier les impératifs économiques, environnementaux et sociaux et de contribuer massivement à la rencontre des objectifs globaux de réduction des GES, de même qu’à certains objectifs de développement durable du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Porté par les grandes instances internationales (PNUE, OCDE, Fonds pour l’environnement mondial, Institut des ressources mondiales, Organisation internationale du travail, etc.), ce modèle économique n’a toutefois, jusqu’à présent, jamais été déployé à grande échelle. Ainsi, alors que le taux de circularité de l’économie mondiale ne serait que de l’ordre de 8,6 % sur les 100 milliards de tonnes de matières qui alimentent annuellement l’économie, des scientifiques soutiennent que doubler ce taux permettrait d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. Au Québec, la situation est encore plus dramatique, car le taux de circularité, dévoilé par un rapport rendu public au printemps 2021 par RECYC-QUÉBEC, ne serait que de 3,5 %, soit moins de la moitié du taux de circularité mondial. Les Québécois seraient donc parmi les champions du gaspillage, avec une consommation moyenne de ressources par habitant de l’ordre de 32 tonnes par an, comparativement à la moyenne mondiale qui se situerait aux alentours de 12 tonnes. La surconsommation de ressources entraîne son lot d’impacts environnementaux (émissions de GES, pollution en tout genre, perte de biodiversité, destruction des écosystèmes, etc.), mais également sociaux (impacts sur la santé, surendettement, inflation, etc.). La pertinence d’une transition vers l’économie circulaire ne fait aucun doute, mais les barrières à son accession sont nombreuses et nécessitent une approche systémique pour les lever en toute cohérence. Sur le plan de la recherche, de nouvelles approches collaboratives sont à élaborer et de nouvelles technologies et politiques publiques sont à développer. Sur le plan de la formation, de nouveaux cursus sont à concevoir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
Discutant-e- de la session : Valérie Patreau
section icon Date : 10 mai 2022

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :