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Cadre de conceptualisation de la circularité au niveau organisationnel

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Raphaël Dias Brandao : École de technologie supérieure

Résumé de la communication

Le suivi de la transition vers l’économie circulaire est un enjeu essentiel et la définition et la mesure de la circularité au sein des organisations en est une étape importante. Des définitions existent aux échelles nanoscopique (produits) et macroscopique (état, province), mais les concepts et indicateurs sont plus flous à l’échelle microscopique de l’organisation. Dans ce contexte, nos travaux visent à établir un cadre conceptuel de la circularité au niveau organisationnel, explicité à l’échelle d’un ministère. Structurée à deux niveaux de représentation, la démarche s’appuie sur une représentation graphique des concepts de circularisation des flux d’une part, et s’arrime aux processus décisionnels de l’organisation d’autre part. Le cadre conceptuel proposé a pour objectif de conscientiser et supporter les différents acteurs impliqués dans les processus de décision de l’organisation publique sur les enjeux de la circularité. L’approche adaptative choisie appréhende la complexité de la conceptualisation par des situations spécifiques afin de susciter la réflexion des acteurs et d’améliorer l’adaptation au contexte, permettant la pérennisation de la démarche. Par ailleurs, le processus décisionnel permet de révéler des enjeux particuliers de décision et donc d’offrir un potentiel de recherche pour des projets ad hoc.

Résumé du colloque

L’économie circulaire fait de plus en plus consensus sur le plan international comme système de production et de consommation capable, du moins en théorie, de rallier les impératifs économiques, environnementaux et sociaux et de contribuer massivement à la rencontre des objectifs globaux de réduction des GES, de même qu’à certains objectifs de développement durable du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Porté par les grandes instances internationales (PNUE, OCDE, Fonds pour l’environnement mondial, Institut des ressources mondiales, Organisation internationale du travail, etc.), ce modèle économique n’a toutefois, jusqu’à présent, jamais été déployé à grande échelle. Ainsi, alors que le taux de circularité de l’économie mondiale ne serait que de l’ordre de 8,6 % sur les 100 milliards de tonnes de matières qui alimentent annuellement l’économie, des scientifiques soutiennent que doubler ce taux permettrait d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. Au Québec, la situation est encore plus dramatique, car le taux de circularité, dévoilé par un rapport rendu public au printemps 2021 par RECYC-QUÉBEC, ne serait que de 3,5 %, soit moins de la moitié du taux de circularité mondial. Les Québécois seraient donc parmi les champions du gaspillage, avec une consommation moyenne de ressources par habitant de l’ordre de 32 tonnes par an, comparativement à la moyenne mondiale qui se situerait aux alentours de 12 tonnes. La surconsommation de ressources entraîne son lot d’impacts environnementaux (émissions de GES, pollution en tout genre, perte de biodiversité, destruction des écosystèmes, etc.), mais également sociaux (impacts sur la santé, surendettement, inflation, etc.). La pertinence d’une transition vers l’économie circulaire ne fait aucun doute, mais les barrières à son accession sont nombreuses et nécessitent une approche systémique pour les lever en toute cohérence. Sur le plan de la recherche, de nouvelles approches collaboratives sont à élaborer et de nouvelles technologies et politiques publiques sont à développer. Sur le plan de la formation, de nouveaux cursus sont à concevoir.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 10 mai 2022

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