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Camille Pouliot : Cégep de Sorel-Tracy
L’industrie sidérurgique figure parmi les grands émetteurs de CO2 au Québec (Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2020). De plus, elle génère d’importantes quantités de scories, un sous-produit riche en calcium (Ca) issu de la production de l’acier, pour lesquelles il y a peu ou pas de débouchés. Cependant, le calcium qu’elles contiennent peut être utilisées comme réactif dans le processus de séquestration du CO2. En effet, ce procédé est une solution potentielle efficace pour réduire les émissions de GES puisqu’elle produit un solide stable et inerte (Pasquier, Louis-César, 2014). Un désavantage avec ce procédé est qu'une fois les scories carbonatées, il faut en disposer car elles n'ont pas de débouchés. Toutefois, la carbonatation minérale indirecte permet de former du calcaire pur (Wang & al, 2021), donc plus facilement valorisable, en lixiviant le Ca des scories et en retirant le restant solide par filtration. Pour le cas présent, les scories étaient lixiviées dans de l’acide (HCl) avec une concentration variant entre 2 et 4 M. Cela est suivi de deux augmentations du pH du filtrat, avec deux bases différentes, permettant l’obtention d’une solution riche en hydroxyde de calcium qui est très réactif avec le CO2. Une fois mise en réacteur fermé, il est possible de former du calcaire avec une pureté de plus de 95 %. Une telle pureté permet d’envisagés des débouchés dans le secteur des pâtes et papiers (MERN, Québec), entre autres.
Alors que les sciences et les technologies connaissent un fulgurant développement et que l’économie s’appuie de plus en plus sur le savoir, la découverte et la préparation de la relève scientifique commencent à un âge de plus en plus précoce. Mais, malgré le fait que de nombreux étudiants et étudiantes du collégial mènent des activités de recherche depuis plusieurs années, ces réalisations ne sont pas encore suffisamment connues, et encore moins reconnues et valorisées. Ces dernières années et à l’occasion d’éditions récentes du congrès de l’Acfas, à Montréal en 2016, et dans l’Outaouais en 2019, on a mis sur pied deux colloques sur l’engagement des étudiants et étudiantes dans les recherches menées, au sein des collèges, dans le secteur des sciences naturelles et du génie. En plus de discuter des contraintes et des pistes de solutions pour améliorer l’encadrement, ces deux colloques visaient à diffuser et à faire connaître les résultats de travaux de recherche. Le colloque de 2022 s’inscrit dans la continuité logique des deux précédents et vise à pérenniser l’événement en offrant une tribune pour que les étudiants et étudiantes puissent présenter leurs travaux. Il sera désormais organisé régulièrement, annuellement ou biannuellement.
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