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Changement des pratiques agricoles appelées à une transition écologique dans la lutte contre la folle avoine. Une recherche sur les leviers et les résistances des producteurs

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Simon Louis Lajeunesse

Résumé de la communication

L’Avena fatua L. constitue la principale adventice des cultures de blé au Lac-Saint-Jean. Elle développe des résistances aux herbicides du groupe 1. Sans les pesticides, les moyens de lutte reposeraient sur les changements de pratiques agricoles des producteurs de blé. Changer une pratique agricole, c’est aussi changer les relations avec d’autres acteurs et leur rôle tels que les membres de la famille, l’agronome-conseil, le centre de grain… C’est un tout autre réseau qui doit se mettre en place en cohérence avec la famille (conjoints, enfants…) et les représentations sociales qu’ils ont de l’agriculture et d’eux-mêmes. Analyser la situation de changement de pratique de manière interactionniste, telle que nous le proposons, permet de sortir de l’impasse des concepts de « résistance » et de « levier de changement » souvent rencontrés dans les plans d’action auprès des producteurs agricoles. Nous proposons une analyse voyant le producteur agricole comme un acteur au sein d’interactions sociales significatives, tenant compte des parcours de vie dans des milieux de relations liées au territoire pour dégager des interventions pertinentes adaptées à la réalité des agriculteurs. Afin de mieux comprendre comment les agriculteurs s’engagent dans leurs pratiques culturales et comment ils s’approprient ces pratiques, il faut observer comment la transition écologique souhaitée exige une transition des réseaux impliqués dans la production sur les territoires qu’ils cultivent.

Résumé du colloque

Cette proposition de colloque est portée par le Centre de recherche sur le développement territorial (CRDT), qui rassemble les chercheurs des universités québécoises intéressés par le développement territorial et plus particulièrement par les dynamiques de développement-régression qui touchent les régions non métropolitaines. Ces territoires sont soumis à des tensions qui se renouvellent continuellement. Longtemps analysées en termes économiques autour de la relation de dépendance qui lie ces territoires aux aires métropolitaines et aux capitaux extérieurs, les dynamiques de ces territoires sont aujourd’hui regardées en s’intéressant à la diversité des conditions sociales et environnementales qui les caractérisent.

La période récente apporte son lot de questions qui, si elles ne sont pas toujours nouvelles, interrogent les modalités d’une transition de nos économies et de nos sociétés vers des modèles de développement qui sachent corriger les problèmes écologiques et sociaux engendrés par des systèmes de production qualifiés parfois de « productivistes » ou « extractivistes » et bâtir de nouvelles perspectives. La récente crise sanitaire a apporté son lot de questions autour de l’organisation du travail, de l’occupation du territoire, des approvisionnements de proximité, de la numérisation. Les territoires non métropolitains ont été confrontés à des questions criantes relatives au logement, aux transports, à l’accès aux réseaux haut débit, à des mobilités inédites (temporaires ou non), voire à l’approvisionnement en denrées de base. Le secteur des services s’en est trouvé bouleversé, avec une division du travail entre celles et ceux pouvant effectuer leur travail à distance et d’autres contraints d’effectuer leurs tâches en « présentiel », sans parler des nombreux métiers qui n’ont eu d’autre choix que de se réinventer.

C’est à une réflexion autour de ces transformations qu’invite le CRDT pour ce colloque dans le cadre du congrès 2022 de l’Acfas.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 10 mai 2022

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