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Des histoires immersives en LSQ : un outil de littératie des enfants sourds menant à une réelle inclusion et participation sociale

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Cynthia Benoit : Services linguistiques CB

Résumé de la communication

Les signeurs sourds de 0 à 5 ans qui ont appris une langue des signes très tôt sont en mesure de lire des phrases complexes plus rapidement et de répondre aux questions reliées de manière plus adéquate que des enfants ayant appris la langue des signes tardivement (Traxler et al., 2014). L’accès à la langue des signes et à la langue écrite renforce le développement langagier et la lecture de l’enfant, procurant un avantage bilingue non négligeable (Kovelman, et al., 2013, 2014, 2015). Aussi, lire constitue une des tâches les plus difficiles pour les enfants. Or, en assurant un accès précoce à la langue des signes, cela permet aux enfants sourds de développer des compétences réceptives et ainsi être plus aptes à développer leurs compétences littéraires (Allen, 2015, Stone et al., 2015). Il y a plusieurs stratégies qui peuvent motiver les enfants sourds à lire tout en les gardant engagés et disponibles à apprendre une langue (Herzig, 2009). Les histoires immersives en LSQ et en français constituent une de ces stratégies qui, en plus de permettre aux enfants de cultiver leur intérêt pour la lecture et, par ricochet, d’améliorer leurs habiletés littéraires, constituent une porte d’entrée non seulement vers la langue des signes et la culture sourde, mais aussi vers la culture québécoise. Nous explorerons comment cet outil favorise l’acquisition du français ainsi que le développement des attitudes positives envers l’apprentissage de la lecture chez les lecteurs sourds émergents.

Résumé du colloque

Sur le plan international, l’inclusion et la participation sociale sont devenues une visée importante des politiques éducatives concernant les élèves sourds ou ayant une surdité (ONU, 2006). Également, les recherches actuelles portant sur l’éducation des enfants sourds (Kristoffersen et Simonsen, 2014) mettent en évidence l’importance de la littératie comme un enjeu pour le développement du langage précoce chez ces enfants, ce qui peut favoriser le développement de la participation sociale. La littératie est vue ici sous l’angle de la maîtrise de la lecture et de l’écriture et des usages sociaux de l’écrit (Burgat, 2009) ou de la communication (y compris la langue orale) permettant à la personne de participer activement dans la société et dans différents contextes. Or, il est reconnu que les enfants sourds ont un niveau de compétence moins élevé de littératie par rapport aux pairs entendants (Berthiaume et Daigle, 2014). Un défi réside pour l’élève sourd tant dans l’apprentissage de la langue orale que dans le développement des habiletés en lecture, mais aussi d’écriture. Or, le développement de la littératie et de la participation sociale de l’élève sourd ou ayant une surdité paraît étroitement lié au contexte d’enseignement de l’élève oraliste ou bilingue tout au long de sa scolarité (Letscher et al., 2013, 2020). Il y a lieu de rappeler que les difficultés de lecture et d’écriture ont une incidence au-delà de la scolarité de l’élève sourd, mais risquent aussi d’entraver sa participation dans le monde du travail, sa qualité de vie (Ducharme, Arcand et Chrétien, 2010), ainsi que d’autres domaines de vie. Quel état de la situation est-il possible de faire sur l’éducation des élèves sourds ou ayant une surdité, qui implique tant les personnes sourdes ou ayant une surdité, mais aussi leur famille et les intervenants scolaires et des services complémentaires, du réseau de la santé et des services sociaux et communautaires et de l’administration des politiques? (Veuillez noter que toutes les présentations seront interprétées en langue des signes québécoise.)

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 10 mai 2022

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