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Égalité relationnelle et justice globale : de l’importance de dépasser l’approche déontique

HC

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Hugo Cossette-Lefebvre : Université McGill

Résumé de la communication

Les égalitaristes relationnels considèrent que la justice se définit par l’obligation de considérer et de traiter les autres personnes comme des égales. Toutefois, ils ont tendance à adopter une conception déontique de la justice : ils présupposent d’ordinaire que ces obligations surgissent seulement lorsque deux personnes sont connectées socialement. Ainsi, ils se distinguent des
égalitaristes distributifs étant donné que l’égalitarisme relationnel semble nécessairement limité à un contexte social ou politique donné alors que l’égalité distributive peut plus facilement être étendue au niveau global. Néanmoins, dans cette présentation, je montre que même si l’on accepte la définition de la justice proposée par les égalitaristes relationnels, on peut tout de même
adopter une conception cosmopolite de la justice. De cette manière, je maintiens que l’égalitarisme relationnel est plus proche de l’égalitarisme distributif qu’il n’y paraît. Je soutiens cet argument en montrant que l’approche déontique mène à des conclusions indésirables lorsqu’elle est appliquée à des injustices structurelles transnationales.

Résumé du colloque

Afin de faire écho au thème du 89e Congrès de l’Acfas, intitulé Sciences, innovations, sociétés, la Société de philosophie du Québec invite ses membres à réfléchir à la complexité et à la richesse des rapports (passés, présents et futurs) entre science, philosophie et société.

Érigées en champs de recherche autonomes, la philosophie et la science se sont développées de concert, nouant à chaque époque des rapports singuliers mais aussi changeants. Dans l’Antiquité, la philosophie s’institue en rupture avec l’opinion et coïncide avec la science en tant que quête de la vérité. À l’époque moderne, l’expression philosophie naturelle évoque encore l’idée selon laquelle la science et la philosophie relèvent d’une même entreprise intellectuelle.

Du tronc commun auquel elles appartenaient jusqu’alors, la physique, la chimie, la biologie et la psychologie s’autonomisent entre le 17e et le 19e siècle. Au 20e siècle, la phénoménologie et la philosophie analytique vont s’engager dans des voies qui opposeront frontalement science et philosophie. Néanmoins, dans le sillage du retour du naturalisme, les rapports entre la philosophie et les sciences empiriques seront une fois de plus appelés à se réinventer. Parfois envisagées comme étant « sur le même bateau », la science et la philosophie ont connu un nouveau rapprochement qui déboucha plus récemment sur l’idée d’une « philosophie expérimentale ».

Alors que la science est appelée à servir de fondement à la décision politique, réfléchir aux configurations qu’ont connues la science et la philosophie dans l’histoire de la pensée philosophique conduit à interroger de nouveau le rôle de la philosophie dans la science et dans la société plus largement. Comment et par quelles voies la philosophie peut-elle contribuer à la science? Inversement, qu’est-ce que la science peut amener à la philosophie, et comment décrire cet apport? Et comment ce dialogue pourrait-il enrichir la contribution de la philosophie aux grands débats de société?

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
news icon Thème du colloque :
Science, philosophie, société
section icon Date : 10 mai 2022

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Titre du colloque :

Science, philosophie, société

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Thème du colloque :

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