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Manon Beaufils-Marquet : Université Laval
Ce projet a pour objectif général de développer un isolant giclé ayant une empreinte environnementale réduite par l’utilisation de matériaux biosourcés, dont la cellulose comme ressource principale. Ce type d’isolant a de bonnes performances et de nombreux avantages. Facile et rapide à appliquer, il s’adapte parfaitement à l’irrégularité des surfaces. Il permet aussi de contrer les infiltrations d’air. Dans un premier temps, l’objectif était de formuler un isolant giclé en mousse polyuréthane non biosourcé répondant aux performances fixées par la norme CAN/ULC-S705.1. Tous les isolants formulés par la suite seront comparés selon leurs performances avec cet isolant de référence défini en début de projet. Dans un deuxième temps, l’objectif est d’étudier l’introduction de fibre de cellulose à différentes proportions dans la mousse. La substitution par ce matériau pourra éventuellement être complétée par d’autres matières biosourcées afin d’obtenir le pourcentage en matière biosourcée le plus élevé possible. Ainsi la voie de la substitution du polyol et du retardateur de flamme. Des analyses approfondies seront faites sur les propriétés de la mousse telles que la proportion d’ouverture des alvéoles, la résistance thermique, ou la résistance à la compression. On s’appuiera sur les méthodes d’analyse mentionnées dans la norme CAN/ULC-S705.1 et sur des méthodes d’analyse régulièrement utilisées dans la littérature. Les résultats obtenus seront présentés lors du colloque.
Au cours des dernières décennies, l’industrie du bois s’est grandement transformée et diversifiée. De nouvelles voies de valorisation des rejets et sous-produits de cette industrie sont présentement en développement et permettront de diversifier et surtout d’optimiser l’utilisation du bois. À titre d’exemple, de nombreux travaux prometteurs portant sur la bioénergie forestière, l’utilisation des fibres de cellulose et de la cellulose nanocristalline ont été réalisés. Dans un même ordre d’idées, de nouveaux produits de protection, finition, collage ou de modification du bois à plus faible impact environnemental et à performance accrue ont aussi été développés ou sont présentement en développement. Afin de poursuivre sur cette lancée et d'assurer une utilisation optimale du bois et de ses sous-produits, la mise en place de collaborations interdisciplinaires entre les différents acteurs en recherche (universités, centres collégiaux de transfert de technologie, centres de recherche, etc.) et avec le milieu de pratique est primordiale. Ce colloque permettra de faire le point sur les dernières avancées dans le domaine des biomatériaux, matériaux avancés et sur la bioénergie dans l’industrie du bois, mais aussi de créer des liens entre les divers acteurs œuvrant de près ou de loin en recherche sur le matériau bois, mais aussi dans le milieu privé. Ce colloque permettra de faire croître les domaines de recherche engagés dans la valorisation des produits du bois.
Titre du colloque :